HUMEURS DES CHAPRAIS

27 mai 2017

Le voyage du président de la République Albert Lebrun, à Besançon, le 2 juillet 1933

Nous avons déjà évoqué ce voyage dans un article publié, sur ce blog, le 5 juillet 2014. Nous y précisons qui est Albert Lebrun et le programme de cette visite officielle.

Il faut souligner cependant que ce voyage, comme celui 10 ans plus tôt d'Alexandre Millerand, se fait sous surveillance policière. Là aussi on craint une action plus ou moins spectaculaire des communistes bisontins. Un rapport du commissaire central de police donne le ton, c'est le cas de le dire.

visite président rapport police

Afin de protester contre les condamnations de militants indochinois, à SaÏgon, le 6 mai 1933, les communistes bisontins pourraient utiliser des sifflets (comme ils l'avaient déjà menacé en 1923) lors du passage du cortège présidentiel. Le verdict de Saïgon est en effet très lourd : 8 condamnations à mort, 98 condamnations au bagne dont 19 à perpétuité pour avoir mis en cause le statut colonial de la Cochinchine!

 

Le service d'ordre est préparé minutieusement. Des "Laissez circuler" sont distribués au compte-goutte. Les invités sont priés de montrer leur invitation officielle!

visite président laissez circuler

 

visite président invitation banquet

visite président badge 001

Mais finalement tout semble se dérouler sans incident.

visite lebrun 2

Vers 11h40, le cortège présidentiel quittait l'observatoire pour le rond point des Bains en passant dans le quartier par la rue de la Paix, l'avenue du Maréchal Foch, la rue de Belfort et l'avenue Carnot.

A 11h55 il apparaît à l'entrée du Casino. Albert Lebrun est accueilli par M. Krug, ancien maire de Besançon, en sa qualité de président de l'union des sociétés de secours mutuels du Doubs. 104 sociétés du Doubs sont représentées!

Le banquet, au Casino commence à midi et quart. Il réunit 500 convives annonce la presse. Mais, si l'on en croit un document de la préfecture répartissant les frais, il y aurait eu 446 couverts.

visite président frais banquet

A la table d'honneur, aux côtés du président de la République,à sa droite, le maire de Besançon, Charles Siffert et, à sa gauche, le marquis de Moustiers, sénateur et président du conseil général du Doubs.

Pas moins de cinq discours précèdent celui du président qui évoqsue le passé historique de notre ville et les visites qu'il vient d'effectuer.

L'Eclair Comtois du 3 juillet 1933 écrit :

"Le banquet terminé, une foule nombreuse attend rue d'Helvétie et rue de la république le passage de M. Albert Lebrun. Quand il sort du Casino des cris enthousiastes retentissent et des applaudissements crépitent. Le chef de l'Etat, debout dans sa voiture sourit et salue inlassablement. Les photographes prennent hâtivement des clichés.

Avant de prendre la route de Morre, le cortège officiel se dirigeant avenue Fontaine-Argent se rend d'abord au préventorium de Palente..."

 

visite président dépêche républicaine 3

 

La visite présidentielle se poursuit par une visie à Pontarlier. Le président passera la nuit à quelques kilomètres de Pontarlier avant de regagner Paris le lendemain.

Sources : archives municipales et départementales.


20 mai 2017

Les véhicules automobiles de la visite du président de la République Alexandre Millerand, en 1923.

Comme nous l'évoquions dans notre article précédent, Alexandre Millerand  alors président de la République se rend en visite officielle à Besançon au mois de juillet 1923.

Cette visite a été évoquée, à l'occasion d'une exposition organisée l'an passé par les Archives Départementales du Doubs, intitulée "En voiture M'sieurs Dames!". Un panneau explicatif ainsi que des documents inédits, avaient été consacrés à cet événement . Et l'on pouvait lire :

" Les rois de France faisaient leurs "joyeuses entrées", les ministres visitent la province. Voilà Alexandre Millerand qui passe par Besançon en 1923. Dix ans plus tôt Armand Fallières promenait sa bonhommie en calèche sur le quai de Strasbourg (et aux Chaprais : voir le billet daté du 9 août 2014 Les fêtes présidentielles à Besançon...ainsi que l'article plus récent en date du 13 mai 2017 ). Mais depuis la Première Guerre Mondiale, on est entré dans l'ère du véhicule automobile. On établit la liste des engins existant à Besançon et on prie les propriétaires de bien vouloir les confier, ainsi que leur conducteur, aux organisateurs. On y perd question crottin mais on y gagne question pétarade".

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Et la liste manuscrite de ces véhicules était exposée. Elle comportait plusieurs rubriques: nom et adresse des propriétaires; nombre de places dans le véhicule; sa catégorie ( 1ère ou 2° catégorie, limousine ou torpédo); et une colonne d'observations sur l'état de la voiture.

-Bien, nous direz-vous! Mais Alexandre Millerand, où est-il allé? Aux Chaprais?...

- Il est arrivé à la gare Viotte et il a banqueté le soir même au Casino!

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 Mais sa visite révèle un autre lien avec notre quartier, celui des propriétaires d'automobiles

En effet, 34 véhicules avaient été alors recensés à Besançon ! Et sur ces 34, 12  étaient la propriété de chapraisiens.

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Voici donc les noms relevés dans l'ordre de cette liste:

Mathey, Directeur des Docks Comtois (rue des Docks, actuel boulevard Diderot) ; marque du véhicule : Delaunais Belleville; 5 places; 1ère catégorie, limousine; observation : très belle, voiture à l'état neuf.

Joliot, rue des Docks; marque : Rochet Shneider; 5 places; 1ère catégorie; belle voiture à l'état neuf.

Lipman, rue des Chalets; Peugeot; 4 places;1ère catégorie; belle voiture à l'état neuf.

Binetruy, rue de Belfort; Delage; 5 places; 1ère catégorie; belle voiture en très bon état.

Roop, industrielrue de la Mouillère; Rochet Schneider; 3 places; 1ère catégorie; voiture en bon état.

Thieulin, avenue Fontaine-Argent; Peugeot; 4 places; 1ère catégorie; peinture quelque peu défraîchie.

Gangloff, rampe de la Mouillère; Rochet Schneider; 5 places; 1ère catégorie, torpédo; voiture en très bon état.

Léger, avenue Denfert-Rochereau; 3 places; 1ère catégorie, voiture à l'état neuf;

Cusenier, avenue Fontaine-Argent; Clavel; 3 places; 1ère catégorie; voiture à l'état neuf.

Noblot, avenue Carnot; Cadillac; 4 places; 1ère catégorie; voiture en bon état.

Micciolo, rue de Belfort; Thédore Schneider; 3 places; 1ère catégorie; voiture en bon état.

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Jacquemin, rue du Château Rose; Rochet Schneider;3 places; 2° catégorie; peinture défraîchie.

Aux côtés de ces 12 riches chapraisiens, on relève les noms du directeur des Soieries, du directeur des Compteurs, du directeur des papeteries des Prés de Vaux (ce dernier possède deux voitures! L'une est prêtée au Préfet!).

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6 noms de cette liste de 12 ont déjà été évoqués sur ce blog, les constructeurs automobiles Rochet Schneider également. Vous pouvez vous y reporter à l'aide du moteur de recherche. A vous de les trouver! Nul doute qu'en fonction de nos recherches, nous serons amenés à parler des autres. Et vous pouvez nous y aider en nous communiquant tous les renseignements en votre possession. Merci.

A noter la longue liste des chauffeurs mis à disposition par les Monts Jura.

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Ainsi que la récompense que perçoivent certains chauffeurs selon des critères qui nous échappent!

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 Sources : archives municipales Besançon, archives départementales du Doubs.

13 mai 2017

La visite du président de la République, Alexandre Millerand, à Besançon, en 1923

Troisième visite de président de la République à Besançon, celle d'Alexandre Millerand.

Millerand Alexandre

Qui est cet homme politique? Né le 10 février 1859 à Paris, son père est originaire de Haute-Saône. Après des études de droit, il deviendra avocat d'affaires, puis journaliste. Il est élu député de la Seine en 1885, à l'âge de 26 ans. Il siège alors à l'extrême gauche. Mais dès 1899 il rejoint le gouvernement de Défense Républicaine de Pierre Waldeck Rousseau. Il sera ministre du commerce, de l'industrie, des postes et télégraphes de 1899 à 1902. Puis ministre de la guerre de 1914 à 1915. Il devient alors profondément patriote et sera élu président de la République en 1920, et ce jusqu'en 1924.

Son déplacement à Besançon s'inscrit dans un grand voyage officiel dans l'Est de la France qui s'étalera du 25 mai au 3 juin 1923.

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Il commence par le Jura puisqu'il s'agit de célébrer le centenaire de la naissance du grand savant Pasteur. Aussi il est à Dole puis Lons le Saunier le 26 mai, puis à Arbois, Salins et enfin à Besançon, le dimanche 27 mai où il arrivera par le train, en gare Viotte à 16h45.

millerand programme besançon dimanche 27 mai 1923

A l'annonce de sa venue à Besançon, les communistes n'oublient pas que Millerand fut proche du courant révolutionnaire. D'où le titre ironique de l'affiche qu'ils font placarder sur les murs de Besançon.

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Regroupés au sein de la SFIC (Section française de l'Internationale Communiste), créée après le congrès de Tour de 1920, ceux-ci sont très actifs dans le mouvement ouvrier.

La "Une" de leur tout nouveau journal Le Semeur daté du vendredi 25 mai 1923 est sans équivoque à son sujet : pour eux A. Millerand est "un renégat".

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De fait les rapports de police se succèdent afin d'informer le préfet des intentions des militants communistes. Il est évoqué la possibilité d'acheter des sifflets! Et l'on trouve ce rapport extraordinaire du commissaire de police de Besançon, en date du 26 mai 1923,  qui indique : "... Les communistes bisontins se proposaient de vendre ce journal sur le parcours du cortège officiel. Mais je me suis entendu avec le dépositaire et j'ai acheté en bloc les 500 numéros qu'il avait reçus.

La Bourse du Travail de Besançon en a reçu directement par la poste une centaine de numéros que je tâcherai de faire acheter lorsqu'ils seront vendus sur la voie publique..."

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Il est vrai que sont aussi surveillés, à l'extrême droite, Les Camelots du Roi. Mais un autre rapport figure aux archives départementales : il passe en revue tous les élus et personnalités influentes certainement invitées aux différentes phases de ce voyage présidentiel. C'est ainsi que le maire de Besançon, Charles Krug recueille les observations suivantes : " M. Krug, maire de Besançon, radical modéré, très actif, grande compétence administrative, officier de la Légion d'Honneur au titre Pensions, d'origine nancéenne. faiblesse : trop d'esprit, critique." Mais cette dernière mention est rayée d'un trait de plume.

Autre mention concernant le marquis de Moustier, sénateur, Entente Républicaine :grosse influence départementale, immense fortune (industries métallurgiques et charbonnages en Belgique); ancien Président du conseil général, type du rallié, modéré, excellent homme d'affaires, chef de la Droite du département, en continuelle difficulté avec les libéraux et surtout L'Eclair Comtois. Assez souffrant depuis un an."

Relevons également, parmi les hommes politiques ou personnalités examinés dans ce rapport, M. Gaulard :" Président de la Chambre de Commerce de Besançon. Très dévoué à sa charge et malgré son grand âge, prodigue des efforts incroyables pour le développement de la Chambre."

 

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A son arrivée à la gare Viotte, répondant au mot d'accueil du maire, M. Millerand déclare : "Je suis heureux de me retrouver dans cette ville de Besançon que je connais et que j'aime".

Et Le Petit Comtois rapporte : ..."La pluie bisontine qui est revenue (est-ce l'effet des salves d'artillerie?) salue de façon bien maussade l'apparition du Président sur le perron. le public bisontin devait un dédommagement à M. Millerand : il va le lui donner en l'acclamant sur tout le parcours du cortège.

Tandis que les troupes présentent les armes, M. Millerand prend place dans la daumont (une voiture tractée par des chevaux) marquée aux arles de la République. M. Charles Krug, maire de Besançon est à ses côtés ainsi que M. Léon Bérard, ministre de l'instruction publique et Paul Strauss ministre de l'hygiène. Le général Dillemam, commandant les troupes du service d'honneur se place à la portière de la daumont et le cortège s'ébranle lentement....A ce moment la pluie redouble et c'est abrités tant bien que mal sous leurs parapluies que nos compatriotes saluent le chef de l'Etat."

 

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De grandes manifestations ont été prévues à Besançon: outre le congrès des maires et celui des sociétés comtoises, cortège historique, cortège fleuri  , exposition de la collection Jean Gigoux, sans oublier, pour sa seconde année, la Foire Exposition Comtoise à Chamars.

 

Millerand

Et si le président de la République se déplace en ville dans une "daumont", c'est la première fois que le cortège officiel qui suit, est composé d'une quarantaine de voitures...automobiles...empruntées à leurs heureux propriétaires bisontins.

Nous aurons l'occasion de revenir sur ce point dans notre prochain article.

Sources : Archives municipales et départementales.

06 mai 2017

La visite, à Besançon, du président de la République Armand Fallières, les 14 et 15 août 1910.

De grandes fêtes s'étaient déroulées, à Besançon les 14, 15, 16 août 1909. Avec un grand concours de musique. Les sociétés musicales défilèrent d'ailleurs depuis la rue de Belfort et des concerts furent organisés, entre autres, à Micaud, place Flore et place de la Liberté. Ajoutons les deux inaugurations de statues : celle du général Jeanningros par le ministre de la Guerre, le Général Brun, et ce, à deux pas de la gare Viotte; et le buste de Just Becquet au parc Micaud.

Becquet Greber

Le succès de ces fêtes conduisit donc la municipalité à les renouveler en 1910 (le maire est alors Alexandre Grosjean, de 1906 à 1912; il est également sénateur sous l'étiquette du parti radical; une rue des Chaprais, proche de la gare, a été baptisée à son nom).

En 1910, ces fêtes se dérouleront durant 3 jours également, les 13, 14, 15 août. Mais le président de la République n'arrivera à Besançon que le 14 août au matin, par un train spécial. (voir également le billet sur ce blog en date du 9 août 2014).

 

fallieres portrait 2

 

Il avait été précédé la veille par l'arrivée, par train, de M. Trouillot, ministre des colonies (par l'express de Lyon attendu à midi 09, mais arrivé à midi 35) et M. Sarraut, sous-secrétaire d'Etat à la guerre (par le train de Paris avec un retard insignifiant).

Voici ce que rapporte Le Petit Comtois dans son édition du 15 août 1910.

"Il était exactement 8h15 quand le train présidentiel, dont la locomotive était ornée de trophées et de drapeaux, pénétra dans le grand hall de la gare où flottait une profusion d'oriflammes aux couleurs nationales.

fallières à la gare

M. Grosjean et M. Millereau, préfet, se portèrent à la rencontre de M. Fallières et lui serrèrent la main tandis qu'à la Citadelle résonnaient les premières détonations de la salve réglementaire des 101 coups de canon.

Le train présidentiel était composé de 9 voitures; il avait quitté Paris à 10h50 (du soir...la veille!). Mais M. Fallières n'était monté en wagon qu'à Juvisy, car hier encore, il était à Rambouillet.

M. Fallières et sa suite prirent place dans la salle d'attente des 3° classes, décorée magnifiquement de plantes vertes et d'orchidées.

M. Grosjean présenta alors les membres de son conseil municipal et prononça d'une voix émue, l'allocution suivante.

M.le président de la République, votre visite si impatiemment attendue nous comble de joie. Les populations de notre région, attirées par la respectueuse sympathie qui s'attache à votre personne, sont accourues de toutes parts et se pressent en foule sur votre passage pour vous acclamer.(à noter que des trains spéciaux avaient été organisés sur les lignes de Dole, Dijon, Belfort, Mouchard, Vesoul, Gray, Lods et le Locle!).

Au moment où vous mettez le pied sur le sol bisontin j'ai hâte de vous adresser au nom de la ville de Besançon tout entière les meilleurs souhaits de bienvenue.

Son conseil municipal réuni dans ce salon témoigne de l'unanimité des sentiments qui nous animent. il a désiré se joindre à moi pour saluer profondément le vénéré chef de l'Etat et le fidèle gardien de la Constitution du pays. Vive la France! Vive la République!

En réponse M. Fallières se déclara fort touché de la réception qui lui était faite. "Vous savez avec quel plaisir j'ai accepté l'invitation qui m'était adressée par votre cité. Je sais que je suis venu dans un pays profondément républicain. Je suis heureux de vous apporter le salut et les sympathies du gouvernement de la République. J'ai ajouté au programme un rayon de soleil; je souhaite qu'il dure jusqu'à ce soir".

A ce moment M. Grosjean offrit à M. Fallières et aux ministres qui l'accompagnaient un superbe album relié en maroquin vert aux armes de la ville et contenant une belle série des photos des principaux monuments de Besançon".

Car outre les deux ministres arrivés la veille, le président est accompagné de MM. Pichon, ministre des affaires étrangères, Viviani ministre du travail et Renoult sous-secrétaire d'Etat aux finances.

Le programme est chargé : 9h00, préfecture; 9h3/4 exposition internationale d'horticulture à Chamars, 10h30 inauguration officielle de l'avenue d'Helvétie par le passage du cortège présidentiel, puis inauguration du monument Proudhon au Rond Point des Bains, de l'hotel des postes; banquet au Kursaal.

fallieres proudhon

L'après-midi à 1h3/4 concentration rue de Belfort de 40 sociétés musicales (étrangères et locales) prenant part au défilé en direction de Chamars;

fallieres chaprais 2 rue de Belfort

de 3h à 4h30, concert de gala à Micaud; à 4h30 visite de l'exposition d'horlogerie dans les bâtiments des musées; 4h3/4 enfants malades à l'hôpital Saint Jacques; 5h1/4 festival musical et concours de pompes à incendie à Chamars avec défilé des sapeurs pompiers et 600 enfants des écoles; 9h (du soir) Fête Vénitienne promenade Micaud; 9h30 feu d'artifices et 10h30 bal place de la Révolution et dans les différents quartiers!

Enfin, ouf! départ le 15 août au matin, à 9h1/4 du président par l'avenue Carnot en direction de la gare.

fallieres av carnot

Ce qui n'empêche pas les fêtes de continuer, avec, entre autres un banquet des officiers de sapeurs-pompiers au Casino!

Ces 24h de présence de M. Fallières ont été intenses et sans incident notable. Il n'en sera pas tout à fait de même lors du voyage présidentiel, dans notre ville, en 1923, de M. Millerand.

Ce qui fera l'objet de notre prochain article.

Samedi, les chiffres de 127 000 visiteurs sur ce blog ont été dépassés! Merci à tous nos lecteurs.

 

29 avril 2017

La visite à Besançon du Président de la République, Sadi Carnot, en 1890

En cette période d'élection présidentielle, pourquoi ne pas évoquer les visites présidentielles successives, dans notre ville. D'autant que les Chaprais étaient chaque fois plus ou moins concernés avec l'arrivée du président de la République à la gare Viotte et, le plus souvent, un repas officiel au Casino.

Commençons donc par la première visite, celle de M. Sadi Carnot, les 25 et 26 mai 1890.

Portrait officiel de M. Sadi Carnot

 

Sadi_Carnot

 

Tout semble officiellement commencer par un voeu du conseil municipal de Besançon lors de sa réunion le 1er juin 1889.

"Le maire annonce au Conseil l'intention de faire des démarches en vue d'obtenir que la fête fédérale annuelle des sociétés de gymnastique de France ait lieu l'année prochaine à Besançon.

Le conseil approuve le dessein de M. le maire et le prie de bien vouloir entrer en pourparlers avec le Président de l'Union des Sociétés de gymnastique de France."

Cette question ne sera plus évoquée avant une réunion du conseil en date du 18 février 1890 au cours de laquelle est indiqué un marché à passer de gré à gré en vue de cette XVI° Fête fédérale de gymnastique.

Le 31 mars 1890, le mare, M. Vuillecard (1845-1902), annonce au conseil qu'il se rendra le lendemain, avec le préfet, auprès du président de la République afin de lui renouveler l'invitation de la ville à cette fête.

Mais le 19 avril 1890, sous le titre "Incident", le compte-rendu des débats du conseil municipal rapporte les propos du Maire qui indique "....pendant que je me consacrais tout entier à cette oeuvre patriotique (la venue à Besançon du président de la Républque), sans arrière-pensée, sans autre désir que d'être utile à mes concitoyens, j'étais dans la presse locale, l'objet d'attaques sans nom dirigées contre mon passé d'homme public et privé, d'attaques qu'il me sera bien permis de qualifier d'injustes et dont la violence dépasse aujourd'hui toutes limites. Tant que ma tâche n'était pas accomplie, je n'ai pas voulu déserter mon poste, et je n'ai répondu que par le silence et le dédain à mes détracteurs. Aujourd'hui, la situation est changée; tout ce que j'ai pu faire pour vous, pour la Ville, je l'ai fait : je puis me retirer avec la consolation d'avoir rempli mon devoir jusqu'au bout"....

Protestations de conseillers municipaux, mais le maire se retire. Palabres puis décision à l'unanimité :

"Le Conseil, à la suite de la déclaration de M. le Maire, l'invite à conserver ses fonctions et à mener à bien l'oeuvre qu'il a entreprise; il lui continue sa confiance".  Et le Maire, bien sûr, de revenir.

Vous pourrez lire le programme officiel de ces journées présidentielles.

 

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Tout d'abord, remarquons que le cortège des sociétés de gymnastique se forme, le 25 mai, à 15h avenue Fontaine-Argent afin de défiler en direction de Chamars. A 17h30, le cortège officiel se forme afin de se rendre à la gare Viotte pour accueillir à 18h30 le président. Pour la suite, reportons nous au compte-rendu publié par Le Petit Comtois dans son édition du 26 mai 1890.

carnot petit comtois 26 mai 1890

"A 6 h et demie, le terain présidentiel entrait en gare. A sa sortie du wagon, M. Vuillecard, maire de la ville de Besançon, lui souhaita la bienvenue et le remercia du grand honneur qu'il faisait à la ville en daignant la visiter.

Le président de la République traversa le salon d'attente, monta aussitôt dans une voiture attelée à 4 chevaux et conduite par deux artilleurs. Aussitôt l'arrivée de M. Carnot signalée, les troupes présentent les armes et une salve de cent un coups de canon se fait entendre.

Le cortège qui a conduit M. le président de la République à la préfecture était ainsi composé : un peloton de gendarmes à cheval; la voiture du président dans laquelle avait pris place M. le général de Négrier, commandant le 7° corps d'armée, M. Graux préfet du Doubs et M. Vuillecard maire de Besançon. Venait ensuite une certaine quantité de voitures dans lesquelles avaient pris place MM. Constans, ministre de l'intérieur, M. Bourgeois, ministre de l'instruction publique, les sénateurs et députés du Doubs, les conseillers généraux."...

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Une grande fête de nuit était organisée à 21h à Chamars et un bal public à 23h. Le programme du lendemain fut consacré à l'inauguration du buste de Saint Marthe à l'hôpital Saint-Jacques (ce buste sera refondu sous l'occupation puis une nouvelle copie inaugurée en 1948), des nouveaux bâtiments du lycée Victor Hugo. A 13h les sociétés de gymnastique se forment en cortège afin de se rendre à Chamars où le président proclame l'ouverture des jeux à 14h30.

A noter également le soir, les illuminations de la promenade Micaud.

La ville offrira au président une montre dont la boîte a été gravée aux armes de la ville : c'est l'école d'horlogerie qui l'avait réalisée. Il a également été relevé dans la presse l'offre d'un éventail à madame Carnot, par l'épouse du président de La Comtoise, madame Forien.

Le 27 juillet, à 9h du matin, le président part en train pour Belfort. Le voyage officiel continue.

A noter que un mois après son assassinat à Lyon en juin 1894, la ville décide de baptiser la rue des Chaprais prolongée par la rue de la Gare, avenue Carnot.

Sauf erreur de notre part, il faudra attendre 1910 pour voir de nouveau un président de la République à Besançon. Voir à ce sujet, sur ce blog,  l'article paru le 9 août 2014 et notre prochain article, la semaine prochaine.

Sources : archives municipales.

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22 avril 2017

Le Chantier du Gaulois : suite de l'entretien avec M. Robert Greset

Le Chantier du Gaulois du 15 avenue Fontaine Argent, développé après la guerre, a commencé à déménager dans les années 60.

chantier gaulois

M. Robert Greset à la déclaration de la guerre, alors âgé de 18 mois est parti avec sa maman  en Ecosse à Edimbourg dont elle était originaire. Bien lui en prit puisque tous les sujets britanniques furent emprisonnés durant le conflit (dont plus de 4 000, pendant quelques mois, à la caserne Vauban de Besançon, sur la Butte). A son retour en France en 1945, il ne parlait pas un mot de français et ne se souvenait pas de son père car élevé par son grand-père maternel.

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En 1956, ses études terminées M. Robert Greset envisage d’entrer à l’école Boulle, mais en l’absence de sursis, il fut employé à la scierie familiale en attendant son départ pour l’armée.

En 1958, il sera appelé en Algérie, avec le grade de lieutenant et rejoindra les unités opérationnelles. Après 31 mois en Algérie, deux blessures et six décorations, libéré de ses obligations militaires, il revient au Chantier du Gaulois comme magasinier : c’est l’ère du contreplaqué et de l’isorel. Puis il est représentant itinérant dans le Haut Doubs, le Haut Jura et la Haute-Saône. A cette époque il y avait beaucoup de travail car dans chaque village on comptait trois ou quatre menuisiers à démarcher.

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Puis il rejoint l’équipe de direction et dans les années 70, il dirige avec les fils de Raymond, la société. Pour ses besoins la scierie, à la fin des années 60,  fait l’acquisition d’une grue  appelée « la mémère » du fait de sa lenteur à se déplacer !

D’autres suivirent et bientôt les entreprises du bâtiment demandèrent à louer ces engins et ce fut le départ de la société de levage et de manutention. Victor et ses enfants présidaient aux destinées de cette unité.

Trois sociétés distinctes furent donc fondées avec des statuts différents et une comptabilité particulière. La scierie, le Chantier du Gaulois et, maintenant, le levage et manutention.

En 1975, le levage devint une activité conséquente. Aussi l’idée vint de développer cette activité et la flotte comporta bientôt 12 grues dont deux de 100 tonnes qui opéraient chez Peugeot à Vesoul et aussi à Besançon.

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En 1967, la société GEDIMAT (GEstion et DIstribution de MATériaux) venait d’être fondée avec messieurs  Finet de Grenoble, Viard de Sallanches et Brossard de Saint Etienne. Elle cherchait à s’étoffer. Le Chantier du Gaulois les rejoindra donc au cours de l’année 1969..

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Fin des années 2000 le Chantier du Gaulois est vendu à une société de Dijon « Matebois ». Mais le fardeau trop pesant est revendu à une très importante société d’import/export de bois du nord exotiques « Barillet », aujourd’hui toujours en activité aux Quatre Vents.

Sources : archives municipales; deux photos de madame Marcelle Roy aux droits réservés.

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15 avril 2017

Le Chantier du Gaulois, une entreprise née aux Chaprais : entretien avec M. Robert Greset, 1ère partie

Le saviez-vous? Le chantier du Gaulois est né aux Chaprais. C'est ce que nous a expliqué M. Robert Greset qui prit la succession de son grand-père, le fondateur de cette entreprise. Voici le résumé de l'entretien qu'il nous a accordé.

L’arrière grand-père de M. R. Greset était originaire de Gennes. Il était dans le bûcheronnage et le courtage. Il est décédé dans des circonstances tragiques en revenant d’une vente de bois à Besançon. Son corps a été retrouvé au pied d’un arbre mais sa sacoche contenant l’argent avait disparu. Que s’était-il passé ? Nous ne le saurons jamais. Son cheval qui s’était emballé était rentré à l’écurie. Cela s’est déroulé dans la ligne droite qui mène du Trou au Loup à Nancray à la hauteur de la bifurcation de Saône.

Son fils Léon lui succédant a refait du courtage et du bûcheronnage ainsi que la vente de bois sur pied ou abattu. Au fil des années, il fut à la tête d’une scierie volante, à vapeur, de marque Panhard. Cette scierie a ensuite été installée dans les années 1900,  rue de La Rotonde, au pont des Cras, avec une scie horizontale Guillet, très moderne pour l’époque. Elle bénéficiait d’un embranchement particulier pour le chargement du bois et son transport par chemin de fer. Il commerçait alors M. Arthur Cusenier d’Etalans qui avait sur place, sa propre scierie.

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Les matériaux étaient alors descendus à la Gare d’Eau : les bois de chêne, hêtre et frêne étaient chargés sur des péniches à l’emplacement de ce qui allait devenir plus tard le dépôt de la ville. La famille qui comptait alors 7 garçons et 3 filles habitaient le 9 de cette avenue de la Gare d’Eau. Mais le grand-père a dû quitter son emplacement aux Cras, le terrain étant réquisitionné  pour l’installation du dépôt des Michelines !

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La grand-mère très investie dans la religion a certainement connu les frères Capucins de la rue de la Cassotte qui disposaient d’un grand terrain avenue Fontaine-Argent. Une bande de ce terrain était disponible et ils donnèrent leur accord pour un commerce de bois mais pas pour une scierie. Nous sommes alors dans les années 1920/1925. L’activité est alors conséquente entre l’achat et vente de bois ainsi que le commerce du bois de chauffage et de bois d’œuvre au 15 de l’avenue Fontaine-Argent.

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 A la déclaration de la guerre, le grand-père qui avait connu la grande  guerre de 14/18 est resté avenue de la Gare d’Eau tandis la famille partait se réfugier dans le sud chez des sœurs de la grand-mère. Il avait alors réduit ses activités et faisait commerce de bois de chauffage.

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Lorsque les deux frères Victor et Désiré sont rentrés de captivité, ils ont développé leur commerce au 15 avenue Fontaine-Argent et ils ont récupéré les vieilles machines de la Gare d’Eau pour les réinstaller aux Quatre Vents où ils ont pu acheter un terrain.

L’activité bois de chauffage a continué : une fendeuse électrique était jumelée à une scie à ruban. Cette activité s’est accompagnée de la vente de charbon et toujours de bois d’œuvre.

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A suivre....

Nous remercions Madame Marcelle Roy pour les photos réalisées alors qu'elle était secrétaire dans cette entreprise. Les Droits en sont réservés.

08 avril 2017

Réponses aux questions sur le passé de notre quartier

La semaine dernière, nous vous avons proposé ce jeu concernant les Chaprais et son passé. Vous y avez peut-être joué lors du Forum des Associations, le 1er avril au FJT La Cassotte. Ou sur ce blog.

Voici donc les réponses. Rappelons que les questions E étaient réservées aux enfants et les questions A, aux parents et/ou adultes.

Bravo à toutes celles et à tous ceux qui ont participé à ce jeu. nous ne manquerons pas de vous en proposer d'autres dans le courant de l'été.

Première carte:

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E : Que reste-t-il aujourd’hui sur cette place ?

La statue Flore et sa colonne qui était au-dessus de la fontaine qui occupait cette place et qui a été détruite en 1954.

A: Quel est le nom du sculpteur de la déesse Flore ?

Just Becquet (1829-1907) : on peut voir son buste sculpté par Greber, au parc Micaud ; il est aussi l’auteur de la déesse de la danse sur le toit du CDN, véritable sœur jumelle de Flore et, entre autres, du monument Victor Hugo à Grandvelle.

 

Deuxième carte:

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 E : Quel est le moyen de transport collectif utilisé à cette époque ?

Le tramway qui avait disparu de Besançon en 1952 et qui est réapparu en 2014.

 A : Qu’est devenue la petite construction, à gauche, coincée entre les deux bâtiments ?

Après de légères transformations, elle a abrité la teinturerie CUENOT avant d’être revendue, à la fin de cette activité, à un restaurateur/traiteur bio : M. Victor.

 

Troisième carte :

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E : Quel est cet espace vert, à droite ?

Le cimetière des Chaprais qui date, pour sa partie la plus ancienne, de 1824.

 A : Quel est le bâtiment du chemin de fer qui apparaît sur cette photo ?

La Rotonde du dépôt des machines de la SNCF. Elle fut couverte l’été 1883. C’était le plus vaste de France avec un diamètre de 280 m. Le dôme supporté par une structure métallique vient de Fraisans dans le Jura.

 

Quatrième carte :

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E : Quel est le nom de cette première église des Chaprais ?

Saint Martin des Chaprais (construite en 1822) qui a remplacé une église alors située à peu près à l’emplacement de la gare de la Mouillère, église rasée afin de défendre Besançon lors du siège des autrichiens de 1814 et qui s’appelait Saint Martin de Bregille.

 

 A : Que reste-t-il aujourd’hui de cette première église ?

Il reste pour l’essentiel des éléments de façade, de part et d’autre de l’entrée, dissimilés aujourd’hui par une toile peinte masquant l’échafaudage de protection installé afin de protéger les paroissiens des chûtes de pierre du clocher.

      Qu’est devenue la croix du clocher ?

Retirée lors de la toute première transformation de l’église, elle était posée contre un mur de la cure. C’est l’abbé Bourdin qui a décidé, en 1948, de l’ériger au carrefour dans le haut de la rue de Belfort appelé de ce fait, Croix de Palente.

Cinquième carte :

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 E : Où peut-on acheter des allumettes ?

 Dans la boutique de l’avenue Fontaine-Argent avec son enseigne à gauche. C’est indiqué sur la pancarte.

 A : Quel est le nom du bâtiment où sont installés un dentiste et un café ?

Cet immeuble, daté de 1880, porte fièrement son nom sur une plaque de marbre, en fronton : c’est le Champs Elysées. Immeuble très moderne pour l’époque puisqu’il disposait d’un ascenseur hydraulique.

Sixième carte :

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  E : Quel est le point commun à tous ces hommes figurant sur cette carte ?

Ils portent tous un « couvre chef » chapeau ou casquette.

  A : Qu’est devenue cette statue ?

Elle a été retirée fin décembre 1941, selon les directives (et une loi) du gouvernement présidé par Pétain, avec d’autres statues bisontines, pour être refondues. Les métaux non ferreux étaient nécessaires aux allemands pour leur industrie de guerre. Pourtant le gouvernement de Pétain avait promis que c’était pour l’agriculture et l’industrie françaises.

Septième et dernière carte :

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E : A la suite de quelle guerre a-t-on construit ce monument ?

La Grande Guerre, celle de 1914/1918 qui fit des millions de morts et blessés dont plus de

1 531 morts à Besançon.

A : Dans quelles circonstances cette ancienne gare a-t-elle été détruite ?

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1942 des bombardiers anglais ont bombardé la gare. Il s’agissait certainement d’un raid de diversion car le véritable bombardement se produisait au même moment sur les usines Peugeot à Sochaux qui fabriquaient de l’armement pour les occupants. 108 bombes auraient été larguées dans le quartier de Bregille, Battant, Saint-Claude, les Chaprais qui provoquèrent 51 morts et 131 blessés.

 Une gare provisoire fut installée jusqu’à la fin des années 50.

 

 

01 avril 2017

Petit jeu concernant le quartier...

A l'occasion du Forum des associations qui se déroule samedi 1er avril 2017, au FJT de La Cassotte, le groupe Histoire, Patrimoine, Mémoire de Vivre aux Chaprais propose un petit questionnaire à partir de 7 cartes postales anciennes du quartier.

Petite particularité : pour chacune de ces cartes, une question est réservée plus particulièrement aux enfants (question E), une autre (voire deux questions) est à destination des adultes (question A).

Qui sait si les parents pourront aussi répondre aux questions enfants?....

Les cartes postales ont été agrandies et sont donc exposées dans la salle du FJT. Le questionnaire vous sera distribué sur place  par des membres de notre groupe. Amusez-vous bien....tout en, peut-être, vous instruisant.

Les bonnes réponses seront publiées la semaine prochaine....

Première carte:

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E : Que reste-t-il aujourd’hui sur cette place ?

A : Quel est le nom du sculpteur de la déesse Flore ?

Deuxième carte:

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 E : Quel est le moyen de transport collectif utilisé à cette époque ?

 A : Qu’est devenue la petite construction, à gauche, coincée entre les deux bâtiments ?

Troisième carte :

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E : Quel est cet espace vert, à droite ?

 A : Quel est le bâtiment du chemin de fer qui apparaît sur cette photo ?

Quatrième carte :

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E : Quel est le nom de cette première église des Chaprais ?

    

 A : Que reste-t-il aujourd’hui de cette première église ?

      Qu’est devenue la croix du clocher ?

Cinquième carte :

quest assoc 5 001

 

 E : Où peut-on acheter des allumettes ?

 A : Quel est le nom du bâtiment où sont installés un dentiste et un café ?

Sixième carte :

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  E : Quel est le point commun à tous ces hommes figurant sur cette carte ?

  A : Qu’est devenue cette statue ?

Septième et dernière carte :

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E : A la suite de quelle guerre a-t-on construit ce monument ?

A : Dans quelles circonstances cette ancienne gare a-t-elle été détruite ?

A samedi prochain pour les réponses!

 

25 mars 2017

Vivre aux Chaprais fêtera ses 20 ans en 2018;

Et si, à l’occasion du Forum des associations, le 1er avril, nous parlions de Vivre aux Chaprais qui, à l’automne  2018, fêtera ses 20 ans ?

Notre association ne portait pas ce nom actuel de Vivre aux Chaprais. Elle s’appelait Association de défense des habitants du quartier de Chaprais/Rotonde.

Elle est née, en effet, le 23 novembre 1998,  en réaction à la construction d’un immeuble de 6 étages, rue de la Rotonde au milieu de deux autres immeubles existant et dans une proximité prononcée. 35 familles du quartier l’ont fondé !

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Très rapidement cette nouvelle association s’adressait au Maire de Besançon de l’époque, M. Robert Schwint afin de lui annoncer cette création et préciser ses objectifs :

« Notre association a pour volonté d’être un partenaire au niveau de l’aménagement du cadre de vie des habitants, partenaire des conseillers municipaux habitant le quartier, du conseil de quartier et de tous les élus en général.

Elle entend remplir une fonction citoyenne dans la mesure où elle associera étroitement tous les habitants concernés aux décisions à prendre et où elle informera régulièrement des réponses obtenues aux questions posées. »

Qui sont à l’initiative de cette association ? Chantal et René Chevillard, Michèle Jourdan, Jean-Claude Goudot, tous habitants du 28 de la rue de la Rotonde, concernés par ce projet de  nouvelle construction sous leurs fenêtres, en lieu et place de garages !

Mais l’intelligence collective du premier conseil d’administration constitué se résume dans le courrier adressé au Maire et dont l’essentiel vous est rapporté ci-dessus. Dès le départ, il ne s’agit pas de mener le combat contre un projet immobilier particulier, mais de s’intéresser à l’ensemble des problèmes des Chaprais, au cadre de vie de ses habitants.

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D’ailleurs ce projet immobilier tel que conçu initialement ne se fera pas : porté par la SMCI émanation du groupe Kaufman and Broad, ce dernier renoncera. Le projet, plus modeste, sera repris par une nouvelle SMCI crée par la société immobilière Pierre et Vie.

Le combat continuera encore quelques années et malgré une densification reconnue par quelques élus et des observateurs attentifs, un petit immeuble verra tout de même le jour. Au prix de deux procès intentés par le promoteur immobilier contre notre association, pour dénigrement et perte d’image (et donc de clients). Procès qu’il perdra tous les deux !

D’autant plus que conformément à sa première déclaration, les bulletins d’information que publie sous le nom de Défense Chaprais Rotonde Infos : 37 bulletins seront alors édités, photocopiés et tirés à quelques centaines d’exemplaires et ce, jusqu’en 2008.

Du fait de son action tant en ce qui concerne l'urbanisation trop dense du quartier que les grands travaux du tram, le nombre d’adhérents augmente régulièrement (80 en 2004) pour atteindre 120 adhérents dès 2010 et dépasser les 180 en 2014.

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Deux illustrations de la lutte contre les projets immobiliers et ses nuisances : rue de la Rotonde et Passage Rambaud.

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Ci-contre le long feuilleton des travaux du tram  et ses conséquences dans la vie quotidienne des habitants.

 

 

 

 

En mars 2007, l’association a créé un site web Chapraisrotonde.fr aujourd’hui remplacé (en 2014) par une nouvelle version plus moderne qui reprend la nouvelle dénomination adoptée par les adhérents le 12 mai 2009 de Vivre aux Chaprais.

Un journal imprimé manifeste cette transformation : pour le N0 1 de juin 2009, une simple feuille recto/verso. La couleur choisie : l’orange ! Or, dans le même temps cette couleur symbolise le nouveau partir de Centre Droit, le MODEM.

 

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Dès le n°2, une couleur violette est choisie : elle évoluera vers ce bleu caractéristique du journal actuel.

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Tiré et distribué à 4 000 exemplaires, dans les boîtes aux lettres des habitants, il connaîtra une rapide expansion : désormais sur 4 feuilles il atteint des tirages à 5 000 exemplaires, puis

 6 000, avant de se stabiliser à 6 500 ! Un numéro spécial Histoire de la libération vue des Chaprais sera même tiré à 7 500 en septembre 2014 ! Ce sera Vivre Libre aux Chaprais qui bénéficiera de dons financiers des habitants afin de régler ce surcoût financier.

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En 2012, un blog s’ajoute à ces moyens d’expression, Humeurs des Chaprais qui sera par la suite intégré au niveau site mais qui continue à paraître sur Canalblog, là où il avait commencé.

Depuis 2015, l’équipe des dirigeants a été profondément renouvelé ! Il ne reste plus qu’un membre du bureau du début de l’aventure. Les nouveaux dirigeants, pour la plupart, ont adhéré ces trois dernières années. Mais habitant le quartier, ils avaient suivi les différents combats de l’association.

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Ce qui est certain c’est que son avenir reste entre les mains des adhérents !

N'oubliez pas le Forun des Associations, samedi 1er Avril 2017, au FJT La Cassotte de 14h à 18h.