HUMEURS DES CHAPRAIS

22 avril 2017

Le Chantier du Gaulois : suite de l'entretien avec M. Robert Greset

Le Chantier du Gaulois du 15 avenue Fontaine Argent, développé après la guerre, a commencé à déménager dans les années 60.

chantier gaulois

M. Robert Greset à la déclaration de la guerre, alors âgé de 18 mois est parti avec sa maman  en Ecosse à Edimbourg dont elle était originaire. Bien lui en prit puisque tous les sujets britanniques furent emprisonnés durant le conflit (dont plus de 4 000, pendant quelques mois, à la caserne Vauban de Besançon, sur la Butte). A son retour en France en 1945, il ne parlait pas un mot de français et ne se souvenait pas de son père car élevé par son grand-père maternel.

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En 1956, ses études terminées M. Robert Greset envisage d’entrer à l’école Boulle, mais en l’absence de sursis, il fut employé à la scierie familiale en attendant son départ pour l’armée.

En 1958, il sera appelé en Algérie, avec le grade de lieutenant et rejoindra les unités opérationnelles. Après 31 mois en Algérie, deux blessures et six décorations, libéré de ses obligations militaires, il revient au Chantier du Gaulois comme magasinier : c’est l’ère du contreplaqué et de l’isorel. Puis il est représentant itinérant dans le Haut Doubs, le Haut Jura et la Haute-Saône. A cette époque il y avait beaucoup de travail car dans chaque village on comptait trois ou quatre menuisiers à démarcher.

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Puis il rejoint l’équipe de direction et dans les années 70, il dirige avec les fils de Raymond, la société. Pour ses besoins la scierie, à la fin des années 60,  fait l’acquisition d’une grue  appelée « la mémère » du fait de sa lenteur à se déplacer !

D’autres suivirent et bientôt les entreprises du bâtiment demandèrent à louer ces engins et ce fut le départ de la société de levage et de manutention. Victor et ses enfants présidaient aux destinées de cette unité.

Trois sociétés distinctes furent donc fondées avec des statuts différents et une comptabilité particulière. La scierie, le Chantier du Gaulois et, maintenant, le levage et manutention.

En 1975, le levage devint une activité conséquente. Aussi l’idée vint de développer cette activité et la flotte comporta bientôt 12 grues dont deux de 100 tonnes qui opéraient chez Peugeot à Vesoul et aussi à Besançon.

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En 1967, la société GEDIMAT (GEstion et DIstribution de MATériaux) venait d’être fondée avec messieurs  Finet de Grenoble, Viard de Sallanches et Brossard de Saint Etienne. Elle cherchait à s’étoffer. Le Chantier du Gaulois les rejoindra donc au cours de l’année 1969..

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Fin des années 2000 le Chantier du Gaulois est vendu à une société de Dijon « Matebois ». Mais le fardeau trop pesant est revendu à une très importante société d’import/export de bois du nord exotiques « Barillet », aujourd’hui toujours en activité aux Quatre Vents.

Sources : archives municipales; deux photos de madame Marcelle Roy aux droits réservés.

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15 avril 2017

Le Chantier du Gaulois, une entreprise née aux Chaprais : entretien avec M. Robert Greset, 1ère partie

Le saviez-vous? Le chantier du Gaulois est né aux Chaprais. C'est ce que nous a expliqué M. Robert Greset qui prit la succession de son grand-père, le fondateur de cette entreprise. Voici le résumé de l'entretien qu'il nous a accordé.

L’arrière grand-père de M. R. Greset était originaire de Gennes. Il était dans le bûcheronnage et le courtage. Il est décédé dans des circonstances tragiques en revenant d’une vente de bois à Besançon. Son corps a été retrouvé au pied d’un arbre mais sa sacoche contenant l’argent avait disparu. Que s’était-il passé ? Nous ne le saurons jamais. Son cheval qui s’était emballé était rentré à l’écurie. Cela s’est déroulé dans la ligne droite qui mène du Trou au Loup à Nancray à la hauteur de la bifurcation de Saône.

Son fils Léon lui succédant a refait du courtage et du bûcheronnage ainsi que la vente de bois sur pied ou abattu. Au fil des années, il fut à la tête d’une scierie volante, à vapeur, de marque Panhard. Cette scierie a ensuite été installée dans les années 1900,  rue de La Rotonde, au pont des Cras, avec une scie horizontale Guillet, très moderne pour l’époque. Elle bénéficiait d’un embranchement particulier pour le chargement du bois et son transport par chemin de fer. Il commerçait alors M. Arthur Cusenier d’Etalans qui avait sur place, sa propre scierie.

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Les matériaux étaient alors descendus à la Gare d’Eau : les bois de chêne, hêtre et frêne étaient chargés sur des péniches à l’emplacement de ce qui allait devenir plus tard le dépôt de la ville. La famille qui comptait alors 7 garçons et 3 filles habitaient le 9 de cette avenue de la Gare d’Eau. Mais le grand-père a dû quitter son emplacement aux Cras, le terrain étant réquisitionné  pour l’installation du dépôt des Michelines !

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La grand-mère très investie dans la religion a certainement connu les frères Capucins de la rue de la Cassotte qui disposaient d’un grand terrain avenue Fontaine-Argent. Une bande de ce terrain était disponible et ils donnèrent leur accord pour un commerce de bois mais pas pour une scierie. Nous sommes alors dans les années 1920/1925. L’activité est alors conséquente entre l’achat et vente de bois ainsi que le commerce du bois de chauffage et de bois d’œuvre au 15 de l’avenue Fontaine-Argent.

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 A la déclaration de la guerre, le grand-père qui avait connu la grande  guerre de 14/18 est resté avenue de la Gare d’Eau tandis la famille partait se réfugier dans le sud chez des sœurs de la grand-mère. Il avait alors réduit ses activités et faisait commerce de bois de chauffage.

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Lorsque les deux frères Victor et Désiré sont rentrés de captivité, ils ont développé leur commerce au 15 avenue Fontaine-Argent et ils ont récupéré les vieilles machines de la Gare d’Eau pour les réinstaller aux Quatre Vents où ils ont pu acheter un terrain.

L’activité bois de chauffage a continué : une fendeuse électrique était jumelée à une scie à ruban. Cette activité s’est accompagnée de la vente de charbon et toujours de bois d’œuvre.

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A suivre....

Nous remercions Madame Marcelle Roy pour les photos réalisées alors qu'elle était secrétaire dans cette entreprise. Les Droits en sont réservés.

08 avril 2017

Réponses aux questions sur le passé de notre quartier

La semaine dernière, nous vous avons proposé ce jeu concernant les Chaprais et son passé. Vous y avez peut-être joué lors du Forum des Associations, le 1er avril au FJT La Cassotte. Ou sur ce blog.

Voici donc les réponses. Rappelons que les questions E étaient réservées aux enfants et les questions A, aux parents et/ou adultes.

Bravo à toutes celles et à tous ceux qui ont participé à ce jeu. nous ne manquerons pas de vous en proposer d'autres dans le courant de l'été.

Première carte:

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E : Que reste-t-il aujourd’hui sur cette place ?

La statue Flore et sa colonne qui était au-dessus de la fontaine qui occupait cette place et qui a été détruite en 1954.

A: Quel est le nom du sculpteur de la déesse Flore ?

Just Becquet (1829-1907) : on peut voir son buste sculpté par Greber, au parc Micaud ; il est aussi l’auteur de la déesse de la danse sur le toit du CDN, véritable sœur jumelle de Flore et, entre autres, du monument Victor Hugo à Grandvelle.

 

Deuxième carte:

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 E : Quel est le moyen de transport collectif utilisé à cette époque ?

Le tramway qui avait disparu de Besançon en 1952 et qui est réapparu en 2014.

 A : Qu’est devenue la petite construction, à gauche, coincée entre les deux bâtiments ?

Après de légères transformations, elle a abrité la teinturerie CUENOT avant d’être revendue, à la fin de cette activité, à un restaurateur/traiteur bio : M. Victor.

 

Troisième carte :

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E : Quel est cet espace vert, à droite ?

Le cimetière des Chaprais qui date, pour sa partie la plus ancienne, de 1824.

 A : Quel est le bâtiment du chemin de fer qui apparaît sur cette photo ?

La Rotonde du dépôt des machines de la SNCF. Elle fut couverte l’été 1883. C’était le plus vaste de France avec un diamètre de 280 m. Le dôme supporté par une structure métallique vient de Fraisans dans le Jura.

 

Quatrième carte :

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E : Quel est le nom de cette première église des Chaprais ?

Saint Martin des Chaprais (construite en 1822) qui a remplacé une église alors située à peu près à l’emplacement de la gare de la Mouillère, église rasée afin de défendre Besançon lors du siège des autrichiens de 1814 et qui s’appelait Saint Martin de Bregille.

 

 A : Que reste-t-il aujourd’hui de cette première église ?

Il reste pour l’essentiel des éléments de façade, de part et d’autre de l’entrée, dissimilés aujourd’hui par une toile peinte masquant l’échafaudage de protection installé afin de protéger les paroissiens des chûtes de pierre du clocher.

      Qu’est devenue la croix du clocher ?

Retirée lors de la toute première transformation de l’église, elle était posée contre un mur de la cure. C’est l’abbé Bourdin qui a décidé, en 1948, de l’ériger au carrefour dans le haut de la rue de Belfort appelé de ce fait, Croix de Palente.

Cinquième carte :

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 E : Où peut-on acheter des allumettes ?

 Dans la boutique de l’avenue Fontaine-Argent avec son enseigne à gauche. C’est indiqué sur la pancarte.

 A : Quel est le nom du bâtiment où sont installés un dentiste et un café ?

Cet immeuble, daté de 1880, porte fièrement son nom sur une plaque de marbre, en fronton : c’est le Champs Elysées. Immeuble très moderne pour l’époque puisqu’il disposait d’un ascenseur hydraulique.

Sixième carte :

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  E : Quel est le point commun à tous ces hommes figurant sur cette carte ?

Ils portent tous un « couvre chef » chapeau ou casquette.

  A : Qu’est devenue cette statue ?

Elle a été retirée fin décembre 1941, selon les directives (et une loi) du gouvernement présidé par Pétain, avec d’autres statues bisontines, pour être refondues. Les métaux non ferreux étaient nécessaires aux allemands pour leur industrie de guerre. Pourtant le gouvernement de Pétain avait promis que c’était pour l’agriculture et l’industrie françaises.

Septième et dernière carte :

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E : A la suite de quelle guerre a-t-on construit ce monument ?

La Grande Guerre, celle de 1914/1918 qui fit des millions de morts et blessés dont plus de

1 531 morts à Besançon.

A : Dans quelles circonstances cette ancienne gare a-t-elle été détruite ?

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1942 des bombardiers anglais ont bombardé la gare. Il s’agissait certainement d’un raid de diversion car le véritable bombardement se produisait au même moment sur les usines Peugeot à Sochaux qui fabriquaient de l’armement pour les occupants. 108 bombes auraient été larguées dans le quartier de Bregille, Battant, Saint-Claude, les Chaprais qui provoquèrent 51 morts et 131 blessés.

 Une gare provisoire fut installée jusqu’à la fin des années 50.

 

 

01 avril 2017

Petit jeu concernant le quartier...

A l'occasion du Forum des associations qui se déroule samedi 1er avril 2017, au FJT de La Cassotte, le groupe Histoire, Patrimoine, Mémoire de Vivre aux Chaprais propose un petit questionnaire à partir de 7 cartes postales anciennes du quartier.

Petite particularité : pour chacune de ces cartes, une question est réservée plus particulièrement aux enfants (question E), une autre (voire deux questions) est à destination des adultes (question A).

Qui sait si les parents pourront aussi répondre aux questions enfants?....

Les cartes postales ont été agrandies et sont donc exposées dans la salle du FJT. Le questionnaire vous sera distribué sur place  par des membres de notre groupe. Amusez-vous bien....tout en, peut-être, vous instruisant.

Les bonnes réponses seront publiées la semaine prochaine....

Première carte:

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E : Que reste-t-il aujourd’hui sur cette place ?

A : Quel est le nom du sculpteur de la déesse Flore ?

Deuxième carte:

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 E : Quel est le moyen de transport collectif utilisé à cette époque ?

 A : Qu’est devenue la petite construction, à gauche, coincée entre les deux bâtiments ?

Troisième carte :

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E : Quel est cet espace vert, à droite ?

 A : Quel est le bâtiment du chemin de fer qui apparaît sur cette photo ?

Quatrième carte :

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E : Quel est le nom de cette première église des Chaprais ?

    

 A : Que reste-t-il aujourd’hui de cette première église ?

      Qu’est devenue la croix du clocher ?

Cinquième carte :

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 E : Où peut-on acheter des allumettes ?

 A : Quel est le nom du bâtiment où sont installés un dentiste et un café ?

Sixième carte :

quest assoc 6 001

  E : Quel est le point commun à tous ces hommes figurant sur cette carte ?

  A : Qu’est devenue cette statue ?

Septième et dernière carte :

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E : A la suite de quelle guerre a-t-on construit ce monument ?

A : Dans quelles circonstances cette ancienne gare a-t-elle été détruite ?

A samedi prochain pour les réponses!

 

25 mars 2017

Vivre aux Chaprais fêtera ses 20 ans en 2018;

Et si, à l’occasion du Forum des associations, le 1er avril, nous parlions de Vivre aux Chaprais qui, à l’automne  2018, fêtera ses 20 ans ?

Notre association ne portait pas ce nom actuel de Vivre aux Chaprais. Elle s’appelait Association de défense des habitants du quartier de Chaprais/Rotonde.

Elle est née, en effet, le 23 novembre 1998,  en réaction à la construction d’un immeuble de 6 étages, rue de la Rotonde au milieu de deux autres immeubles existant et dans une proximité prononcée. 35 familles du quartier l’ont fondé !

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Très rapidement cette nouvelle association s’adressait au Maire de Besançon de l’époque, M. Robert Schwint afin de lui annoncer cette création et préciser ses objectifs :

« Notre association a pour volonté d’être un partenaire au niveau de l’aménagement du cadre de vie des habitants, partenaire des conseillers municipaux habitant le quartier, du conseil de quartier et de tous les élus en général.

Elle entend remplir une fonction citoyenne dans la mesure où elle associera étroitement tous les habitants concernés aux décisions à prendre et où elle informera régulièrement des réponses obtenues aux questions posées. »

Qui sont à l’initiative de cette association ? Chantal et René Chevillard, Michèle Jourdan, Jean-Claude Goudot, tous habitants du 28 de la rue de la Rotonde, concernés par ce projet de  nouvelle construction sous leurs fenêtres, en lieu et place de garages !

Mais l’intelligence collective du premier conseil d’administration constitué se résume dans le courrier adressé au Maire et dont l’essentiel vous est rapporté ci-dessus. Dès le départ, il ne s’agit pas de mener le combat contre un projet immobilier particulier, mais de s’intéresser à l’ensemble des problèmes des Chaprais, au cadre de vie de ses habitants.

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D’ailleurs ce projet immobilier tel que conçu initialement ne se fera pas : porté par la SMCI émanation du groupe Kaufman and Broad, ce dernier renoncera. Le projet, plus modeste, sera repris par une nouvelle SMCI crée par la société immobilière Pierre et Vie.

Le combat continuera encore quelques années et malgré une densification reconnue par quelques élus et des observateurs attentifs, un petit immeuble verra tout de même le jour. Au prix de deux procès intentés par le promoteur immobilier contre notre association, pour dénigrement et perte d’image (et donc de clients). Procès qu’il perdra tous les deux !

D’autant plus que conformément à sa première déclaration, les bulletins d’information que publie sous le nom de Défense Chaprais Rotonde Infos : 37 bulletins seront alors édités, photocopiés et tirés à quelques centaines d’exemplaires et ce, jusqu’en 2008.

Du fait de son action tant en ce qui concerne l'urbanisation trop dense du quartier que les grands travaux du tram, le nombre d’adhérents augmente régulièrement (80 en 2004) pour atteindre 120 adhérents dès 2010 et dépasser les 180 en 2014.

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Deux illustrations de la lutte contre les projets immobiliers et ses nuisances : rue de la Rotonde et Passage Rambaud.

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Ci-contre le long feuilleton des travaux du tram  et ses conséquences dans la vie quotidienne des habitants.

 

 

 

 

En mars 2007, l’association a créé un site web Chapraisrotonde.fr aujourd’hui remplacé (en 2014) par une nouvelle version plus moderne qui reprend la nouvelle dénomination adoptée par les adhérents le 12 mai 2009 de Vivre aux Chaprais.

Un journal imprimé manifeste cette transformation : pour le N0 1 de juin 2009, une simple feuille recto/verso. La couleur choisie : l’orange ! Or, dans le même temps cette couleur symbolise le nouveau partir de Centre Droit, le MODEM.

 

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Dès le n°2, une couleur violette est choisie : elle évoluera vers ce bleu caractéristique du journal actuel.

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Tiré et distribué à 4 000 exemplaires, dans les boîtes aux lettres des habitants, il connaîtra une rapide expansion : désormais sur 4 feuilles il atteint des tirages à 5 000 exemplaires, puis

 6 000, avant de se stabiliser à 6 500 ! Un numéro spécial Histoire de la libération vue des Chaprais sera même tiré à 7 500 en septembre 2014 ! Ce sera Vivre Libre aux Chaprais qui bénéficiera de dons financiers des habitants afin de régler ce surcoût financier.

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En 2012, un blog s’ajoute à ces moyens d’expression, Humeurs des Chaprais qui sera par la suite intégré au niveau site mais qui continue à paraître sur Canalblog, là où il avait commencé.

Depuis 2015, l’équipe des dirigeants a été profondément renouvelé ! Il ne reste plus qu’un membre du bureau du début de l’aventure. Les nouveaux dirigeants, pour la plupart, ont adhéré ces trois dernières années. Mais habitant le quartier, ils avaient suivi les différents combats de l’association.

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Ce qui est certain c’est que son avenir reste entre les mains des adhérents !

N'oubliez pas le Forun des Associations, samedi 1er Avril 2017, au FJT La Cassotte de 14h à 18h.


18 mars 2017

Jacques Terrier, Baron de Palente

Pourquoi évoquer dans cet article, un général, devenu Baron d’Empire, qui possédait un château à Palente ?

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Portrait du Baron à l'Hôtel de Clévans

Tout simplement parce que sa tombe est très visible au cimetière des Chaprais (entrée par la rue de l’Eglise, face à cette entrée légèrement à droite).

terrier de palente tombe gros plan

 

Mais également parce que  sa fille Léocadie qui avait épousé Joseph Roy, percepteur, habitait en 1874 les Chaprais. D’ailleurs elle sollicitait à cette époque un bureau de tabac, rue de Belfort,  et nous précise Octave Chevalier dans le ° 63 de La Nouvelle Revue Franc-Comtoise, elle signait « née terrier de Palente ».

Mais qui était le Général Terrier de Palente » se demande O. Chevalier dans son article de cette revue ?

« Jacques Terrier était Haut-Saônois, né le 2 septembre 1770 au hameau de Morogne, commune de Chenevrey près de Marnay, fils de Pierre Terrier, cultivateur et de Françoise Bartholomot.

Ses parents lui firent donner une certaine instruction au petit séminaire de Marnay.

Il n’attendit pas son ordination pour s’engager dans les volontaires du Doubs, le 21 avril 1791. Caporal ledit jour, il servit 18 mois dans ce bataillon. Elu capitaine au 9° Bataillon de la Côte-d’Or, le 8 octobre 1793, il fit toutes les campagnes de la République dans les armées du Rhin et du Rhin-Moselle. Fait prisonnier par les autrichiens à Manheim le 11 novembre 1795,échangé le 4 novembre 1796, il passa à la 97 ° demi-brigade de nouvelle formation. »…

Il fit alors toutes les campagnes militaires. Tout d’abord d’’Italie où il est blessé à la jambe droite devant Capoue en janvier 1799 ; il est ensuite affecté à l’Etat Major, il devient chef de Bataillon dès 1807 ; puis c’est la campagne d’Espagne, d’Allemagne, de Saxe, de Russie. Il est nommé Colonel, « … participe à la retraite de Russie puis la campagne de France. Il est nommé Général de Brigade le 25 décembre 1813 ». Auparavant, il avait été nommé Chevalier de la Légion d’Honneur, puis Officier en 1810.

En 1802, il s’est marié : avec Anne-Marie Maire, de Pesmes (décédée à Palente en 1843). Ils eurent deux filles l’une mariée avec Félicien Pourny juge au tribunal de Pontarlier, l’autre donc au percepteur Joseph Roy. C’est Félicien Pourny, son gendre, qui fit élever le monument du cimetière des Chaprais.

Et c’est l’impératrice Marie-Louise, qui était alors régente, qui le fait Baron de l’Empire, sous la dénomination qu’il a choisie « Baron de Palente », et ce par un décret en date du 4 juin 1813. Il a alors 42 ans ! « …Après la première abdication de l’empereur il es mis en disponibilité. Aux Cents-Jours il est nommé Commandant du département des Basses-Alpes. Après la seconde abdication il est mis en demi-solde puis à la retraite à compter du 1er janvier 1825.

Il se retira à Palente et mourut le 11 novembre 1849. Entre-temps la Restauration l’avait fait Chevalier de Saint-Louis ».

 

Il avait acheté son château entouré d’un grand domaine en 1809.

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 Mais sa propriété fut dévastée par les autrichiens lors du blocus de Besançon de 1814 (rappelons que c’est à l’occasion de ces événements que le Général Marulaz fit littéralement raser les demeures des Chaprais dont l’église Saint Martin de Bregille).

 Et que devint son château ?

Il a d’abord été vendu après la mort du Baron, en 1854. Divers propriétaires se succédèrent dont le célèbre Ténor Scarembert (de 1903 à 1913), enterré lui aussi au cimetière des Chaprais. Son dernier propriétaire fut Fred LIP qui bâtit son usine sur cette propriété.

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 Le château au milieu des usines Lip

Mais depuis il a été rasé.

L’histoire ne dit pas si Léocadie Terrier de Palente obtint son bureau de tabac rue de Belfort.

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Sources : article de M. Octave Chevalier, revue citée; iconographie M. Roger Chipaux.

N'oubliez pas le 3° café histoire, le jeudi 23 mars 2017, consacré à la vie autrefois dans le haut de la rue de Belfort. Au Café des Pratiques, 105 bis rue de Belfort, de 15h à 17h, puis de 19hà20h30.

Réservation : Café des Pratiques 03 81 56 20 65 ou par mail cafedespratiques@gmail.com

11 mars 2017

Le haut de le rue de Belfort, 3° thème du café histoire du 23 mars 2017

Le 6 octobre 2016, le groupe Histoire, Patrimoine, Mémoire de Vivre aux Chaprais a organisé son premier café histoire consacré à l’histoire de l’avenue Fontaine-Argent (au café restaurant Le Fontaine Argent). Devant le succès de cette initiative, un second thème était choisi : l’histoire de la place Flore (au café restaurant Le Flore) les 8 et 15 décembre 2016.

Flore emblème

 Plus de 150 personnes ont participé à ces initiatives qui reprennent ce printemps 2017.

 En changeant de thème et de lieu, en explorant le quartier : ce troisième café histoire est  donc consacré à l’histoire du haut de la rue de Belfort : de la Cité Parc des Chaprais au n° 131 ( Là où il y avait un château titre de la brochure éditée par M. Denis Arbey, gardien de la Cité Parc)

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jusqu’à l’embranchement avec la rue de l’Eglise (Là où il y avait, en face, l’Auberge du Cheval Blanc ).

Le lieu ? Le café des Pratiques 105 bis rue de Belfort.

rue de B café des pratiques 105 bis

 

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Avant le Café des Pratiques, il y avait un artisan chauffagiste,

et encore avant, une droguerie...

Quand ? Le jeudi 23 mars 2017 de 15h à 17h ; avec une seconde séance programmée de 19h à 20h30.

Les conditions de participation ? Compte-tenu d’un nombre limité  de places , il faut au préalable s’inscrire pour une de ces deux séances prévues : tel 03 81 56 20 65 ou cafedespratiques@gmail.com

La participation est gratuite : seuls sont à vos frais le prix de votre consommation sur place.

Le haut de la rue de Belfort a connu une forte activité : ne serait-ce, entre autres, du fait de l’installation du chemin de fer, rue Résal et de sa rotonde. Savez-vous qu’à la fin du XIX° siècle, les bisontins venaient en nombre, en curieux, assister à l’édification de cette rotonde.

En 1880, les barrières d’octroi de la ville sont déplacées en haut de la route qu’on appelait encore, route de Baume et le quartier des  Chaprais, la banlieue de Besançon est intégrée dans la ville, sous la magistrature de Gustave Oudet.

Le peuplement du quartier, par les cheminots est très important.

rue de B tranchée sncf impasse entre 87 et 89 face au Murano

Les commerces également. On compte au moins trois cafés assez proches l’un de l’autre !

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Les activités de service vont se développer à cette sortie de la ville : en particulier deux garages s’installeront là, tous deux disparus aujourd’hui : le garage Raffin et la garage Lerner dotés tous deux de pompes à essence.

rue de belfort chaprais garage lerner 2 (2)

 

Bref, nous n’allons pas tout vous dévoiler. Nous partirons de vos propres souvenirs et donc nous privilégierons votre parole et les échanges. Mais nous ne manquerons pas de vous projeter des vues plus ou moins anciennes de ce quartier toujours aussi vivant !

N’oubliez pas de téléphoner afin de réserver votre place ! A bientôt.

Tous nos vifs remerciements à M. Denis Arbey pour sa documentation.

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04 mars 2017

Lip durant la seconde guerre mondiale

N'oublions pas que l'usine LIP dite de la Mouillère est installée aux Chaprais depuis 1897 (voir article précédent "Les années Lip aux Chaprais" publié le 22 novembre 2014).

La concernant, nous avons trouvé ce communiqué paru, au cours de l'année1945, dans un numéro de la revue LA FRANCE HORLOGERE.  Cette publication, jusqu'à sa disparition en 2008, était destinée aux horlogers bijoutiers. Elle était éditée par la famille MILLOT qui fit paraître de 1883 à 1944 le quotidien Le Petit Comtois.

 

france horlogère une revue

 

Le texte que nous reproduisons ci-dessous est donc daté de février 1945 : la guerre n'est pas finie; les camps de concentration sont toujours là et l'espoir subsiste, dans les familles de déportés, du retour des leurs! Fred Lipmman attend donc le retour de ses parents arrètés et déportés depuis Drancy, convoi n°62 du 5 novembre 1943. Ils sont tous deux morts à Auschwitz le 27 novembre 1943.

 

LIP photo fred

 

 Fred Lip

COMMUNIQUES COMMERCIAUX

La S.A. LIP à sa fidèle clientèle

Dès le mois de février 1945, la S.A. LIP a adressé à sa clientèle la circulaire suivante :

Monsieur et Cher Client,

Les années qui viennent de s’écouler ont laissé sur le territoire français des traces douloureuses. Certains ont perdu des êtres chers, d’autres leurs moyens d’existence. Notre usine et ses dirigeants n’ont pas été épargnés. Le manque de régularité dans l’échange des correspondances, le caractère superficiel des lettres inspiré par la crainte de la censure ont permis la création de véritables légendes.

Beaucoup de bruits, vrais ou faux, ont circulé autour de la marque LIP, de nombreux clients et amis nous ont demandé ce qu’il fallait croire. Nous avons donc estimé que nous devions nous expliquer à nos clients ce que les événements nous avaient apporté.

En 1939, l’usine fabriquait non seulement des montres, mais également des appareils de précision en nombre important pour l’industrie et l’armée. Sur les conseils des ministères intéressés, une usine située loin des frontières fut créée à Issoudun (Indre).

A la faveur des lois d’exception édictées en zone occupée, une direction complice de l’occupant fut installée à Besançon. Cette direction centra l’activité de l’usine sur la production d’appareils divers sortant du cadre de l’horlogerie avec, au début, réquisition complète de la production des montres, ce qui explique la disparition totale des montres LIP du marché horloger.

Réduit aux seules possibilités de production d’Issoudun, M. Fred Lippmann décidait de créer une nouvelle usine d’horlogerie. L’absence de certaines machines-outils obligea nos techniciens à fabriquer une montre d’un type spécial de calibre 10 ½, appelée Issoudun 24 (i24).

Cette montre, bien que d’une qualité inférieure à la LIP Besançon, fut une belle réussite LIP, si l’on veut bien tenir compte des conditions exceptionnelles dans lesquelles elle fut réalisée : manque d’outillage, de locaux, de personnel qualifié pour le remontage. La fabrication fut exécutée dans une usine spéciale édifiée à Valence. Les horlogers-bijoutiers de l’ex-zone libre, bien que critiquant quelques fois sa conception, l’appréciaient et ne cessaient d’en demander. Les raisons de la création de ce calibre n’existant plus, la fabrication en sera ralentie ; la fourniture pour la réparation de ce modèle sera livrée à Besançon.

Dès la libération de Besançon, M. Fred Lippmann reprenait possession de la Société dont il assure aujourd’hui la direction générale en attendant le retour de son père, M. Ernest Lippmann, malheureusement déporté en Allemagne. Il veut que l’usine demeure toujours à l’avant-garde de l’industrie horlogère française. Il est entouré d’une équipe jeune, animée de l’esprit LIP d’avant guerre, qui désire l’aider dans ses réalisations.

Lip montre (2)

Dans les mois qui vont venir, nos clients des grandes villes recevront la visite de nos représentants. Ils vous soumettront les modèles de montres-bracelets qui vont sortir. Ils vous parleront de notre effort pour vous livrer des montres encore plus précises que par le passé et de celui que nous entreprenons pour vous offrir des montres en or, en quantité importante. Nous croyons vous rendre service en nous orientant dans ce sens. Vous aurez ainsi des montres à placer en vitrine, ce qui permettra à votre clientèle d’avoir une idée des prix actuels et contribuera à créer un mouvement tendant l’assainissement commercial demandé par tous et dont profiteront les horlogers-bijoutiers durement concurrencés par des individus sans compétence horlogère.

Notre personnel qualifié est actuellement en nombre insuffisant pour terminer à la fois des montres de poche et des montres-bracelets en quantité telle que nous puissions répondre à toutes les demandes. Aussi, pendant quelques mois, nous produirons uniquement des montres-bracelets.

Nous désirons, au début de l’année 1945, liquider toutes les affaires laissées en suspens ou en litige par l’ancienne direction et redresser toutes les erreurs qui auraient pu être faites. Vous avez peut-être des indications ou des desiderata à nous signaler, vous nous rendrez un réel service en nous écrivant de suite. Nous croyons que votre concours nous permettra d’arriver plus rapidement à un résultat positif.

Nous espérons que vous avez repris maintenant votre ancienne activité et que sous peu, vous nous adresserez des nouvelles des vôtres et de vos affaires.

Le Directeur Général

Lip votre intérêt 1947 1 (2)

Lip votre intérêt 1947 2 (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lip usines mouillère (2)

Sources : archives municipales; musée du Temps de Besançon.

Samedi 4 mars, matin, notre compteur affiche 122 000 visiteurs! Merci à tous nos lecteurs!

25 février 2017

La maison historique des numéros 19/21 de la rue des deux Princesses

La maison historique située aux 19/21 de la rue des Deux Princesses a été vendue à deux particuliers (voir à ce sujet l’article publié sur le site Vivre aux Chaprais, le 22 juillet 2016).

rue des 2 p vue géné

C’est l’ancienne propriétaire elle-même qui nous en a informés. De quand date cette maison ? Difficile de donner une date précise en absence de documents officiels. Elle a certainement été construite à la fin du XVIII° siècle ou au tout début du XIX°.

rue des 2 p numéros en gros

  Nous avons découvert aux archives municipales de la ville un plan géométrique d’un domaine de 117 ares 14 centiares, datant de 1826. Ce document, sous timbre royal, évoque une propriété des Deux Princesses provenant de la succession Briot.

rue des 2 p plan géométrique (entête)

Il ne comporte qu’une maison de jardinier, un puits et une citerne. Deux indications de voie y figurent : la ruelle des Chaprais et le chemin vicinal des Chaprais. Pas d’autres indications, sinon que les impôts ont été payés au notaire en 1829. Il ne semble donc pas concerner cette maison chargée d’histoire.

rue des 2 p plan géométrique complet

Cette propriété apparaît, bien sûr, sur un plan de la ville du début du XX° siècle.

rue des 2 croisement cassotte deux p

Presque en face, au 28 rue de la Cassotte,  la maison a été classée au titre des Monuments Historiques.

maison classée 1

Elle aurait été construite entre 1740 et 1760. Elle offrait un grand parc dont on peut avoir une idée avec cette vieille carte postale datant de 1912 !

rue de la cassotte 28 1912 (2)

Ces deux maisons, nous disent les spécialistes,  sont de rares témoignages du bâti, hors les murs d’enceinte de la ville, à cette époque de la fin du XVIII° ou début XIX°.

rue des 2 plan croisement

La propriétaire l’avait bien compris puisqu’elle a entrepris une démarche visant à obtenir, pour la maison,  un classement en Elément Bâti à Protéger (EBP) ; sans oublier le parc ou jardin qui s’étend de la rue des deux Princesses jusqu’aux logements bordant le passage du Cheval Blanc qui relie la rue de Belfort. Il a été demandé pour ce dernier un classement en Espace Vert Protégé (EVP). Ces demandes sont en cours d’instruction.

rue des 2 p derrière avec parc

Cette ancienne propriétaire nous avait expliqué que son souhait était que ce bien de famille, dont elle a hérité, demeure un lieu de vie, et ne fasse pas l’objet d’une spéculation immobilière quelconque. Elle avait d’ailleurs entrepris, marquant ainsi sa volonté, dès l’été dernier, des travaux concernant le mur extérieur qui entoure cette propriété .

Car des projets immobiliers, il y en a eu, à notre connaissance, au moins un ! Il affichait une volonté de réhabiliter cette maison…Très bien direz-vous ! …Oui, mais de construire dans le parc « douze maisons de ville de taille moyenne et 23 places de parking en sous-sol ».

A l’origine de ce projet, une jeune SARL immobilière ayant pignon sur rue à Besançon, au capital social de 1 000 euros ! Nous ne donnerons pas son nom. Inutile de lui faire de la publicité.

Bien sûr, la demande de classement en EVP de l’espace vert de cette propriété est venue contrarier cette opération.

Souhaitons aux nouveaux propriétaires, la bienvenue dans notre quartier des Chaprais. Et n’oublions pas de remercier celle qui leur a vendu ce lieu étonnamment préservé, au milieu de tous ces immeubles d’habitation collective. Les habitants les plus proches continueront à bénéficier d’une vue imprenable sur un nid de verdure au cœur des Chaprais.

eveline toillon 001 (2)

D’où provient ce nom de rue des Deux Princesses ? Baptisée ainsi lors d’un conseil municipal du 17 décembre 1881 en même temps que 25 autres rues des Chaprais, madame Eveline TOILLON dans son livre sur les rues de Besançon précise : « Coindre (Gaston Coindre historien 1844-1914 auteur de "Mon vieux Besançon) rapporte qu’il existait dans cette rue une auberge à l’enseigne « Aux deux Princesses » tandis qu’une Description Historique et Topographique de la Route de Besançon à Belfort, datant de 1779, situe à cet endroit l’Hôtel des Trois Princesses : « C’est une jolie maison bâtie à droite, où les bourgeois de la ville vont souvent faire des parties de plaisir ».

18 février 2017

Qui se souvient d'André Seurre, peintre verrier? Deuxième article

Le premier article concernant André Seurre a été publié sur ce blog, le 21 février 2015. Nous en avons reparlé quelques fois dans d'autres articles concernant le 13 rue de la Rotonde, là où était son atelier qui a été définitivement rasé afin de laisser la place à la construction, en cours, d'un petit immeuble.

Ancien atelier d'André Seurre 13 rue de la Rotonde

andré seurre atelier 5

 

A la place, aujourd'hui un chantier de construction d'un petit immeuble

 

P1030224

Depuis cet article, nous avons beaucoup progressé dans la connaissance (premiers pas vers la reconnaissance?) de cet artiste (artisan d'art?).

André Victor Seurre est donc né le 9 juin 1902 à Besançon, au n°37 de la rue de Belfort.

andre seurre acte de naissance

Son père, Julien Seurre est originaire de Côte d'Or; il est alors âgé de 30 ans à la naissance de son fils. Sa mère, Marie Joséphine Gagnepain, originaire d'Evillers dans le Doubs est âgée de 34 ans. Le père d'André aurait été cuisinier, receveur aux tramways, employé de commerce. Sa mère était employée des Postes et Télégraphes (au bureau des Chaprais alors rue de la Liberté? Voir les articles publiés concernant ce bureau de poste, sur ce blog les 16 et 23 janvier 2016)

La mère d'André décédera deux ans après la naissance de son fils; son père malheureusement meurt également alors qu'André n'a que 8 ans! Il sera donc très tôt orphelin de mère et de père et recueilli par une cousine, à Liesle, en bordure de la forêt de Chaux.

De ses années d'enfance, on sait peu de choses. A l'âge de 18 ans il aurait suivi des cours à l'école des Beaux Arts de Besançon.

Il se marie à Besançon, à l'âge de 22 ans (le 31.05.1924) avec Marie Jeanne Antoinette Rergue (1903-1969) et habite de nouveau le 37 rue de Belfort. La même année naît leur fils Robert (le 24.08.1924), mais le couple est alors domicilié au 13 rue de la Liberté : il n'avait eu qu'à traverser la rue de Belfort pour trouver un nouveau logis. Comme le fait remarquer M. André POGGIO, un fin connaisseur d'André Seurre, entre son mariage et la naissance de son fils, non seulement A. Seurre change de logement  mais "la profession aussi a changé: il se déclarait doreur en mai, en août il est devenu gérant des établissements Cotelle et Foucher (les inventeurs de la célèbre marque d'eau de Javel "La Croix")."

Puis, nouveau changement, dans la continuité de sa nouvelle profession, nous révèle M. Poggio :" Très rapidement il s'installe à Valence (en 1928) où il exerce la profession de représentant de commerce et vend de la lessive. Pour cela il sillonne la Drôme, et découvre la Haute Provence.

Vers 1934-35, il commence à travailler aux ateliers Thomas, une entreprise spécialisée dans la création et la restauration des vitraux dont le siège est à Valence..."

Et il semble qu'il reviendra s'installer à Besançon, après la guerre, au 13 rue de la Rotonde où étaient tout à la fois son atelier et son logement dans un des bâtiments de la même cour. Un habitant de cette cour nous déclarait, il y a quelques années, l'ambiance qui règnait là au 13, avec de nombreux et joyeux enfants : l'atelier d'André Seurre les accueillait bien volontiers.

André Seurre en 1959 dans son atelier

 

andre seurre atelier 9 13 février 1959 (2)

 

Nous n'allons pas dresser dans cet article l'ensemble des oeuvres (vitraux et fresques) réalisées tant à Besançon qu'à travers toute la France. Nous en reparlerons certainement puisqu'une brochure doit être éditée cet été par la ville de Besançon, à l'initiative de la commission Patrmoine et partage du conseil Consultatif des Habitants Chaprais/Cras. Elle doit associer tous celles et ceux qui, en France, s'intéressent à son oeuvre. Son petit fils, Michel Seurre, a lui aussi été maître verrier dans les années 1970, d'abord en association avec son grand-père, puis seul lorsque ce denier meurt en 1977. Et ce toujours au 13 rue de la Rotonde!

Deux des vitraux de l'église de Montperreux illustrant la vie de Saint Isidore Gagelin, natif du village, martyrisé en Asie lors d'une mission d'évangélisation en 1833 (canonisé en 1988)

 

a

 

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Ci-dessous les deux parties du chemin de Croix peint par andré Seurre dans l'église de séderon dans la Drôme

 

André Seurre fresque chemin de croix partie 1 (3)Séderon

 

 

André seurre fresque chemin de croix partie 2 (3) sederon

Positionnement de ce chemin de croix

andré seurre nef église séderon positionnement de la fresque

 

L'atelier a donc disparu mais il nous reste leurs oeuvres qui témoignent de leur esprit créatif !

Ci-dessous Eglise de boisset les Montrond (Loire)

 

André Seurre Eglise de Boisset les Montrond chemin de la croix 1947 (2)

 

Nous renouvelons notre appel à témoignage  de tous ceux qui ont connu André et/ou Michel Seurre ou qui ont connaissance de leurs oeuvres. Nous vous en remercions par avance.

Sources : Roger Chipaux membre du groupe histoire, patrimoine, mémoire de Vivre aux Chaprais;monsieur André Poggio, Lou Trepoun, revue semestrielle de l'association l'Essaillon  https://www.essaillon-sederon.net/    et madame Michèle Péault, association Liger  http://liger42.e-monsite.com/

 Photographies: A. Seurre dans son atelier de B. Faille, collection Mémoire Vive ville de Besançon; fresques de Séderon A. Poggio; fresque de Boisset les Montrond J.M. Péault. Pour toutes les photos de cet article, tous les droits sont réservés.

Vendredi dernier, ce blog a dépassé les 121 000 visiteurs qui ont lu plus de 184 000 pages. Merci à toutes et à tous.

Posté par vivreauxchaprais à 06:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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