éclairage gaz 1Besançon est-elle une ville sur-éclairée la nuit? Cette question est venue au devant de l'actualité, samedi dernier, à l'occasion de la cinquième opération baptisée "Jour de la Nuit". Et le quotidien régional, l'Est Républicain s'en est fait l'écho.Mais dans ce domaine, comme dans bien d'autres, chacun semble voir la lumière à sa porte, ou chacun donne l'éclairage qu'il veut. Alors pourquoi pas nous?

S'il est certain que le centre ville est particulièrement éclairé par les vitrines des magasins qui s'ajoutent à l'éclairage public, s'il en est de même à Thémis où les bureaux brillent la nuit alors qu'on n'y décèle aucune activité...peut-on dire la même chose pour notre quartier des Chaprais? Qui peut prétendre que ce quartier est particulièrement éclairé! Rappelez-vous, il y a deux ans, il avait fallu que nous intervenions, avec les riverains, pour que l'éclairage des cheminements du parc Micaud soit correct. Et nous réclamons une meilleure mise en lumière, au moins jusqu'à minuit, de la rue de Belfort afin de mettre en valeur ses commerces. Par ailleurs il faut se rappeler que les habitants des Chaprais ont réclamé un meilleur éclairage des rues dès le XIX° siècle, au moment du développement du quartier. Il faudra attendre 1881 pour cet éclairage soit quasi généralisé aux Chaprais (voir à ce sujet notre billet du 17/08/2013 sur l'historique de l'éclairage public dans le quartier)  Et ce, pour des raisons de sécurité.

Jean Delumeau (ancien professeur au Collège de France) note dans son livre "La peur en Occident", au chapitre de la peur de la nuit, que déjà près de la moitié de la population, lors d'un sondage IFOP en 1977, estimait que le manque d'éclairage public était facteur d'insécurité. Et que la ville de Saint Louis du Missouri, avait connu, un an après la mise en place d'un important programme d'éclairage public, une diminution de 41% des vols d'automobiles et de 13% des cambriolages!

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Si l'on prend certaines rues du quartier, on ne peut pas dire qu'elles ruissellent de lumières! Un des pires lieux mal éclairés est peut-être le passage du cheval entre la rue de Belfort et la rue des Deux Princesses qui se tortille entre les immeubles. Passage pour les piétons certes, mais très peu emprunté la nuit!

Alors vouloir baisser l'intensité lumineuse de 50%, à Besançon, entre 22h et 6h, n'est pas forcément une bonne mesure! Elle serait pratiquée sur un tiers du territoire. Espérons que notre quartier sera épargné!

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