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17° portrait de résistant tué lors des combats pour la libération de Besançon et dont le nom figure sur la stèle de la Résistance, place de la Liberté, aux Chaprais. Portrait établi par mr. Bernard Carré.Depuis la publication de ce billet, nous avons reçu des précisions importantes que nous avons intégrées à ce texte.

POURCHET Roger Charles Marie est né le 31 juillet 1911 à Maisons-Du-Bois (Doubs), fils d'Henri Joseph Pourchet et de Louise Donnet.  Il a sept frères et soeurs

Il  était employé de commerce, plus exactement préparateur épicier aux Economiques Bisontins (E.B.E.) en 1936-1938, puis employé à la SNCF, dépôt de Besançon en 1944. 

Il s'est marié avec Christiane Mille le 25 avril 1941 à Besançon et a eu un fils, né après son décès et baptisé Roger en l'honneur de son père.

Il s'est installé à Besançon, 26, Rue du Clos Munier (adresse de son acte de décès) chez ses parents depuis 1914 et habitait 23, Rue Claude Pouillet puis 85 rue Battant.  

roger pourchet photo 2Sur cette photo de la famille Pourchet, Roger est le1er, tout en haut, à droite (archives familiales DR)

Lors du conseil de révision en 1931, avant son service militaire,à 20 ans, il était décrit ainsi : sa taille est de 1,68m, cheveux châtain foncé, yeux marron, front découvert haut, nez rectiligne, visage ovale. Il a une cicatrice forte au pouce gauche. Pour le degré d'instruction, il est dans la catégorie 3 (niveau Certificat d'études). Musicien, il jouait du saxophone. Pour le Certificat d'aptitude musical, il avait obtenu la mention « assez bien ».

Il a effectué son service militaire au 60° Régiment d'Infanterie du 20 octobre 1932 au 5 octobre 1933, les services comptant du 15 octobre 1932 au 14 octobre 1933. Il est passé dans la disponibilité le 15 octobre 1933. Pour la mobilisation, il est affecté au Centre mobilisateur n°73. Convoqué pour une période d'exercices de 21 jours du 4 au 24 juillet 1935, il l' avait accomplie au  60° Régiment d'Infanterie.

roger pourchet plaque sur tombeRappelé à l'activité le 2 septembre 1939, il est affecté au 44° Régiment d'Infanterie, où il était arrivé au Corps le 5 septembre 1939. Pendant la Campagne de France (mai-juin 1940), il a reçu une citation à l'ordre du régiment par ordonnance n° 1753 du 8 décembre 1943 et la Croix de guerre avec étoile de Bronze. Il a été fait prisonnier le 19 juin 1940 à La Motte Beuvron (Loir-et-Cher). Il était interné au Frontstalag 150, matricule 5929. Il a été rapatrié et démobilisé le 14 décembre 1942.  Il est revenu à Besançon, apparemment en 1944.  Auparavant, il se serait livré à divers sabotages dans le maquis de Vercia (Jura) avec un habitant de ce village, M. Chaumont.

Il a servi dans les FFI du 20 août 1944 au 8 septembre 1944 dans les conditions fixées par le décret du 20 septembre 1944. Les services FFI ont été vérifiés par la Commission Militaire 79.391. PM/IB 13 du 30 mai 1950.

Le 1er septembre 1944, il a été nommé sergent pour "nécessité d'encadrement" par le lieutenant-colonel Maurin qui le certifie le 4 octobre 1945. Il est alors à la tête d'un groupe de 10 hommes.

Ce grade sera confirmé le 4 juillet 1946,  décret n° 11693,  et une poblication en sera faite au JP du 15 mai 1947,page 4509 colonne 2.

Son épouse s'est remariée dans les années 50 et habitait, en 1952, 5 rue des Jardins. 

Libé B mdlr rue de Belfort 3Il a été grièvement blessé le 7 septembre 1944 lors d'un accrochage à la Caserne Ruty  à Besançon; transporté à l'Hôpital Saint-Jacques, il y meurt le 8 septembre 1944 à 0h15.  Il a reçu l'hommage d'obsèques nationales à l'Institution Saint-Joseph, avenue Fontaine Argent le 11 septembre 1944. Il a été inhumé dans un premier temps, semble-t-il, au cimetière des Chaprais à Besançon puis dans le caveau familial du cimetière de Saint Ferjeux. Le 10 janvier 1945, il est déclaré « Mort pour la France » par avis du Lieutenant-Colonel Barthelet, commandant le Groupement des Forces Françaises de l'Intérieur, sous-région D2 ; l'acte a été transcrit le 15 janvier 1945 (cote AC 21 P 21266). Il a reçu la Médaille Militaire à titre posthume , par décret du 4 octobre 1954. Le fils de Roger Pourchet se souvient de cette cérémonie de remise de décorations alors qu'il était encore un tout jeune enfant et qu'il n'a pas réellement connu son père. Il pense que la Médaille de la Résistance lui a également été attribuée.

roger pourchet tombe vue générale

     

 Sources : Archives Municipales de Besançon, Recensement de Population, 1936, Besançon, 4° section (1 F 190) et 12° section (1 F 197) ; État civil, registre des décès, 1944, acte de décès n° 883 (1 E nc) ; Convoi des victimes civiles et FFI décédés les 5-8 septembre à Besançon, obsèques nationales le 11 septembre 1944 (4 H 52/1), Livre d'or des habitants de Besançon morts pour la France, 1961 (4 H 83) ; Les Nouvelles de Besançon, 11 septembre 1944, 13 septembre 1944, n°7, 16-17 septembre 1944 ; Memorial Genweb. Org (référence  bp-5167220); recherches de la section du Doubs du Souvenir Français.

monument cheminotsRelevés de monuments : Besançon, Monument aux morts; Besançon, Monument aux morts SNCF, gare Viotte; Besançon, Stèle commémorative Place de la Liberté; plaques commémoratives Notre Dame de la Libération, la Chapelle des Buis;

Pourchet inscription

  Besançon, Livre d'or des habitants de Besançon morts pour la France,1961 (AMB 4 H 83).                          

 La photo des troupes américaines, rue de Belfort, à la libération de besançon, est tirée de la photothèque de la ville de Besançon. Tous les droits en sont réservés.