libé char coin chasnotLes historiens estiment que les combats autour et dans la ville ont duré quatre jours. En fait, dès le 4 septembre, les troupes américaines arrivent à Quingey. Le 5, la circulation est totalement interdite dans la ville. Conduits par les FFI, les américains ont pu se rendre maître du pont d’Avanne. Les allemands font sauter les ponts : la passerelle Denfert-Rochereau explose à 20h.

liberation rue de belfort 3 CCi-contre,à droite, groupe de FFI, avenue Foch, devant le futur consulat d'Algérie. A droite, le chef Clady.

libé B passerelle Denfert Rochereau détruite  Le 6, le 7° régiment d’infanterie appuyé par plusieurs chars progresse du côté de Rosemont, des Tilleroyes, Saint Ferjeux. La Feldlommandantur installée à la cité administrative à Chamars est prise par les FFI qui devront l’abandonner lors d’une trêve pour se réfugier à la préfecture. Les allemands menacent de tirer des obus incendiaires sur la ville si les FFI ne se rendent pas ! Le maire Henri Bugnet réussit à sauver la ville et les FFI. Le 7, ce sera l’offensive décisive (il pleut…). 7 bataillons d’infanterie américaine et des tanks progressent. Les FFI des maquis pénètrent dans la ville et s’emparent des bâtiments publics. 40 policiers (sous les ordres de leur officier René MUSSILLON) et une soixantaine de résistants se réunissent symboliquement place de la Liberté pour assurer la jonction avec les troupes américaines qui sera effective en début d’après-midi.

Libé B mdlr rue de belfort US armyLes américains prennent le fort de Chaudanne au prix de 20 victimes dans leurs rangs. Avec l’aide des FFI la citadelle est prise à 19h00. Ce qui fera dire plus tard à Max Vuillemin que pour lui, la libération de Besançon, c’est le 7 septembre puisqu’il n’y a plus de soldats allemands au centre ville. Le 8 ce sera jour de liesse à Besançon : le maire Henri Bugnet est déposé et remplacé par Jean Minjoz, chef du mouvement Libération Sud : il sera maire de 1945 à 1947 puis de 1953 à 1977, député du Doubs de 1945 à 1958. Il est décédé le 18/11/1987 et enterré au cimetière du Champ Bruley (tombe familiale tout au fond, à gauche sous un arbre).

Le bilan des combats : il est lourd ! 80 américains ont été tués, 90 blessés.  Les FFI ont perdu 40 hommes dont 24 ou 28 selon les sources à Besançon même. Les pertes civiles s’élèvent à 50 tués. Côté allemand, le bilan est encore plus lourd et serait de 250 tués et 2 500 prisonniers !

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liberation rue de belfort 2 cPhotos : photothèque ville de Besançon, Musée de la Résistance, Christian Mourey. Tous droits réservés.