Alain Prêtre, membre du groupe Histoire, mémoire, patrimoine des Chaprais, pratique avec bonheur la photographie et la sculpture. Il nous confie ce billet consacré au sculpteur Laëthier, ainsi que ses illustrations. Nous l'en remercions vivement.

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Georges Laëthier est né à Besançon le 25/04/1875.

Il est l'avant dernier d'une famille bourgeoise de sept enfants, dont le père avoué meurt en 1900.

C'est tout d'abord auprès de son frère Edmond (1859-1881) peintre, élève d'Antonin Fanart (1831-1903) et d'Emile Isembart (1846-1921) qu'il s'initie tant au dessin qu'à la peinture. Georges Laëthier remporte d'ailleurs à dix sept ans le premier prix de dessin au lycée Victor Hugo ou il est élève, mais sa passion est déjà la sculpture...

Encouragé par sa mère, très proche de lui, Laëthier, poursuit ses études à l'école des Beaux Arts de Besançon. Son professeur est le statuaire Just Becquet (1828-1907).

Laëthier écrira de Becquet, sur un de ses cahiers, sous la photographie «mon vénéré maître».

billet L 6 Just Becquet

 

 La sculpture de Laëthier s'illustre dans de nombreux bustes, statues et statuettes d'inspiration variée. Le thème de la femme gracieuse et athlétique, mais aussi du vieillard sont ses favoris.

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Il obtint une mention honorable en 1901 pour une statue de Vieillard s’abreuvant à une source et une médaille de troisième classe en 1903 pour la même sculpture.

Il est très attaché à sa terre comtoise et immortalise les Hommes illustres de la Région : Louis Pasteur, Victor Hugo, Gustave Courbet, Pierre Joseph Proudhon, Louis Elisée Cusenier, Hilaire de Chardonnet.

1919-1925 est la période de l'après guerre et de la commémoration. En collaboration, le plus souvent avec Maurice Boutterin (1882-1979) l'architecte d'avant garde et parisien d'adoption et parfois d'autres sculpteurs régionaux tels Paul Gasq (1860-1944) et Albert Pasche. Il réalise de nombreux monuments aux morts de Franche- Comté : Ornans, Frasne, Isle sur le Doubs, Pontarlier, Baume les dames, Doubs et Besançon.

Laëthier était également une figure locale à Besançon où il se distinguait par son art, mais aussi par son comportement. L’homme ne devait manquer ni d’amis,  ni d’aplomb si l’on en juge par cette  nouvelle express du Petit Comtois du 26/01/1914.

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A la fin de sa vie, Laethier se consacre presque exclusivement à l'aquarelle.

Le sculpteur avait son atelier au 8 rue Grosjean, aux Chaprais à la place de la maison de l'architecte Boucton.

D'ailleurs aux Chaprais, on peut encore admirer son poilu sur l'esplanade du monument aux morts, aux glacis,  mais aussi ses bas reliefs sur le monument dédié à Hilaire de Chardonnet, place de la première Armée.

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Et sa sculpture dédiée à Proudhon malheureusement installée près du petit rond point formé par l'avenue d'Helvétie, la rue Delavelle et la rue Krug   qui a disparue . Elle a été fondue par les allemands durant la dernière guerre mondiale.

Dans la cour du 7 rue Grosjean, reste une sculpture de pierre « Source » de 1904 inspiré de « la Danaïde » 1885  de Rodin. Cette œuvre n'est pas signée par Laëthier mais figure au catalogue de la revue Hommage à quatre sculpteurs oubliés du musée des Beaux Arts et d'Archéologie de Besançon 1996.

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Devinette : Il existe à Besançon un saint Antoine et son cochon  signé G.Laëthier à découvrir ! Réponse dans le prochain billet.

G. Laëthier décède le 24 novembre 1955 à Besançon.

J'ai une anecdote, rapport à Mr Laëthier :

Lors d'une exposition photographique en 1998, j'avais exposé son poilu, cliché pris en contre plongée avec dans son champs de vision le vol d'un pigeon, ça lui donnait un air rêveur ... un visiteur de l'expo m'avait confié « vous avez pris en photo le déserteur, ce soldat porte l'arme à gauche...»

Son fils que j'ai croisé peu de temps après, dans son cabinet d'assurance, rue de Belfort, m'a  confié : «Mon père se trouvait près d'un général lors de l'inauguration du monument, lorsque le militaire fit cette remarque à Laëthier «Mais vous m'avez fait un déserteur, il porte l'arme à gauche et aussitôt Laëthier de lui répondre : «mon Général, un soldat en campagne avec son barda porte le fusil tantôt à gauche, tantôt à droite ...» fermez le banc !..

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