Après avoir décrit le parcours exceptionnel de Lucien Midol qui commença sa carrière à la compagnie PLM à la gare Viotte et habita un petit hôtel de la rue de Belfort, intéressons nous à son neveu, prénommé également Lucien, fils de René, cheminot à Besançon et qui a résidé rue de Belfort.

Lucien MIDOL est né le 11 février 1909 à Pontarlier où sa famille résidait alors. Mais très vite, la famille déménagea à Besançon où, nous explique sa fille,  son père Lucien, alors enfant,  fit sa scolarité primaire  à l’école des Chaprais à Besançon. La famille habitait alors au n° 37 de la rue de Belfort à Besançon.

Plus tard il intègre l’école des Arts et Métiers de Châlons sur Marne en 1927.

Il en sort Ingénieur GADZARTS en 1930. 

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Lucien Midol, le neveu (DR)

Le 20 avril 1935, il se marie avec Raymonde Opériol, institutrice (Comme Andrée, la femme de son oncle Lucien : voir les deux articles précédents). De cette union naitront deux enfants : Alain en 1945 et Annie en 1946.

Il participe à la construction de la ligne électrique de 150 000 volts Jougne-Pontarlier en 1935/36.

Il entre dans la fonction communale le premier janvier 1938, à la ville de Stains située en Seine Saint Denis aujourd'hui, mais alors Seine et Oise, en qualité de Directeur des Services Techniques.

Il y travaillera jusqu’au premier octobre 1944, date à laquelle il est muté et nommé Ingénieur en Chef du service de la Voierie à St –Denis ( comme Stains, ville aujourd'hui en  Seine Saint Denis mais alors en  Seine et Oise). Il occupera ce poste jusqu’à son décès le 2 décembre 1967, à Garges les Gonesse dans la maison qu’il avait fait construire en 1949.

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Lucien Midol, André Seurre, et le fils de Lucien, Alain. (DR)

C'est là que  celui qu’il considérait comme son frère,  le peintre-verrier bisontin André Seurre, qui fut recueilli enfant par les parents Midol,  alors qu’il était devenu orphelin, devait décorer d’une fresque mais aussi de magnifiques vitraux qui se trouvent encore dans la salle de bains de cette maison familiale. Voici ce qu'en dit M. andré Poggio, spécialiste d'André Seurre : 

"Ces deux éléments de décorationsont remarquables parce qu’il s’agit du seul exemple connu de créations où André Seurre travailla sur des motifs figuratifs profanes. Ils sont également  remarquables par leur dessin, leur  mouvement… et le choix des couleurs, mais sur ce point nous ne pouvons juger que le vitrail.

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Vitraux d'André Seurre pour la  salle de bains de la maison de Lucien Midol (DR)

Car la fresque a disparu ! Seule une petite photo en noir et blanc garde le souvenir du faune musicien qui entraîne deux biches dans sa danse."

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La fresque dans la maison de Lucien Midol à Garge lès Gonesse (DR°

Enterré civilement au cimetière de Garges les Gonesse, une foule immense y avait assisté entourant la famille : amis, collègues, voisins.

Comme son oncle, l’autre Lucien dont nous avons évoqué le parcours dans deux articles précédents, il était très engagé. Très tôt, il est entré au Parti Communiste et a milité à la CGT. Il sera Secrétaire du Syndicat National CGT des Cadres Supérieurs. Il a dispensé des cours à l’Association Nationales d’Etudes Municipales pour la promotion de la fonction communale et préparé les jeunes employés au concours de recrutement des emplois techniques.

Dans cette ville de  Garges lès Gonesse, la municipalité était alors communiste: il prendra une part active à la vie communale et deviendra conseiller municipal puis Premier Maire Adjoint de 1953 à 1965.

Ensuite, il ne pourra pas se représenter aux élections à cause de son état de santé qui s’était dégradé.

Sa plus grande fierté, disait-il était d’être « Gadzarts ».

Sources : Madame Annie Moutin, sa fille que nous remercions vivement pour les renseignements donnés et les photos communiquées; M. André Poggio qui a identifié la famille Midol, famille adoptive d'André Seurre et retrouvé madame Moutin..