Pour la 6° année consécutive, Vivre aux Chaprais a  organisé un hommage aux 24 Résistants tués lors des combats pour la Libération de Besançon les 6, 7, 8 septembre 1944.

 

 

 

stele recadrée 1 11 2016

Depuis le travail de recherche effectué par M. Bernard Carré, travail qui se poursuit, nous avons pu mettre parfois des visages sur ces noms. Nous connaissons désormais leur âge, leur profession, leur domicile, leur lieu de sépulture. (Se reporter, à ce sujet, aux articles rédigés par B. Carré, publiés durant tout l'été 2015).

Nous avons pu retrouver les familles d'au moins 9 de ces combattants, familles qui étaient présentes ou représentées lors de notre cérémonie symbolique. Souvent, grâce à leur témoignage recueilli,  la biographie de ces héros  a été complétée et enrichie.

Depuis l'année dernière,  deux nouvelles familles ont été identifiées.

Il s'agit de celle de Roger POURCHET, né le 31 juillet 1911, à Maison du Bois. Il était employé à la SNCF et son nom figure également sur le monument aux morts de la SNCF, gare Viotte. Il est enterré au cimetière de Saint Ferjeux dans un caveau familial. C'est un de ses neveux qui réside à Paris qui nous a communiqué les renseignements qui nous manquaient,  une photo de famille, l'adresse de son fils et d'un membre de sa famille résidant dans le Grand Besançon.

Sur la photo familiale ci-dessous, Roger Pourchet est en haut à droite.

pourchet photo familiale

Roger Pourchet fils, né au mois de mars après la mort de son père, avait tenu à faire le déplacement depuis la Suisse afin d’assister, non sans émotion, à l’hommage rendu à son père.Une nièce de Roger Pourchet père, habitant le Grand Besançon Mme Nicole Gentile, assistait également à cette cérémonie.

 Autre famille récemment identifiée : celle de Gustave Filippi (orthographié Philippi sur la stèle de la place de la Liberté). Désormais, nous en savons un peu plus, grâce à un historien qui fait des recherches sur le réseau de renseignements Micromégas, sous réseau Ajax, auquel appartenait également Pierre Rimey, (décédé de ses blessures quelques jours après la libération de Besançon et enterré au cimetière des Chaprais). Gustave Filippi est inhumé à Toulouse d'où était originaire son épouse. Il a encore un fils, vivant à Toulouse, que devrait interroger cet historien. Nous aurons l'occasion de revenir sur ces Résistants et le réseau Micromégas puisqu'un ouvrage devrait être publié, à leur sujet, courant 2017.

Filippi photo 2

Il nous semble important que le souvenir de Gustave Filippi soit honoré à Besançon, en apposant une plaque sur la maison qu’il habitait alors rue de Belfort.

Il nous a été rapporté des rumeurs insistantes qui voudraient que parmi les 24 victimes inscrites dans le marbre de la stèle, place de la Liberté, toutes n'étaient pas des résistants.

Sur ce point, M. Bernard Carré nous indique:

"J'ai vérifié sur les actes de décès, la mention "Mort pour la France" est bien présente pour les 24 : le premier en 1944, 20 en 1945, un autre 1946, puis 1949, et le dernier en 1952.
En ce qui concerne leur passé de résistant, il y a des différences d'appréciation administrative et de réalité historique. Tous ont appartenu à une unité FFI lors de leur mort. La question est : depuis quand y ont-ils appartenu?

Selon les critères retenus par la Commission d'homologation des organisations de Résistance, celui qui a commencé son action dans telle unité 3 mois avant le débarquement, soit le avant le 6 mars 44 est retenu comme résistant.

Aussi, il est sûr que certains d'entre eux, ayant commencé le 20 août 44 n'en sont pas selon le critère de délai retenu indiqué ci-dessus. Mais ceux qui sont morts lors d'un combat, même si leur action dans une unité est courte, peuvent être reconnus résistants. Il faudrait chercher la législation sur ce sujet pour en avoir les critères, en se rendant au service Historique de la Défense au château de  Vincennes. Ce que je me propose de réaliser !

Il est vrai que j'ai aussi entendu que pour trois d'entre eux, le doute subsiste, car il semble qu’ils n’ont pas été blessés ou tués dans l'action, comme d'autres. 
Si le Front National et René Mussillon, leur responsable, les ont retenus afin qu'ils figurent sur la stèle place de la Liberté, c'est qu'il y a une raison, des faits, dont nous n'avons pas les documents, qui nous permettent d'en avoir une certitude. Ce sont les aléas de la recherche historique."

Pour l'heure, la mention "Mort pour la France", attribuée selon des critères précis, et la décision prise, en 1947,  par le Front National pour la Libération et l'Indépendance de la France nous suffisent. Et si la recherche historique doit se poursuivre, nous ne sommes pas une sorte de tribunal de l'Histoire!

stele résistance noms 2

On notait dans l’assistance la présence de nombreux élus : M. Eric Alauzet, député du Doubs, mme Odile Faivre-Petitjean, conseillère départementale et pas moins de 6 adjoints au Maire de Besançon et de deux conseillers municipaux délégués : Mme Danièle Dard, première adjointe, Mme Carine Michel représentant le Maire ; Mme Marie Zéhaf, adjointe à la voirie ; Mme Catherine Thiebaut, adjointe aux bâtiments municipaux et Présidente du SYBERT ; Mme Anne-Sophie Andriantavy, adjointe à la démocratie participative ; M. Nicolas Bodin, adjoint à l’urbanisme et aménagements urbains ; Mme Karina Rochdi conseillère municipale délégué ; et M. Dominique Schauss, conseiller municipal délégué, élu référent du quartier pour le Conseil Consultatif des Habitants Chaprais/Cras.

Etaient également présents M. Louis Chevillard, Président de l’association franc-comtoise des anciens combattants ; M. Jean-Claude Rebière, délégué pour le Doubs du Souvenir Français ; M. Michel Stegre, délégué pour Besançon.

stele les élus

Après la lecture des noms de ces 24 résistants morts pour la France un bouquet a été déposé par le Président de Vivre aux Chaprais, Jean-Pierre Rouillon accompagné de René Chevillard et d’une petite fille dont les 2 arrière-grand-pères  étaient résistants en Franche-Comté. Le délégué du Souvenir Français, M. Michel Stegre a fleuri la stèle d’une gerbe, ainsi que M. Christian Mercier neveu du policier Jean Robert.

stele mercier bouquet

A la suite de la minute symbolique de silence, René Chevillard a chanté les deux premiers couplets du Chant des Partisans

stele rené

Et l’ensemble des participants ont entonné tous ensemble la Marseillaise.

stele la marseillaise

Cette 6° cérémonie a certes été, comme d’habitude, très symbolique, mais cette initiative citoyenne de Vivre aux Chaprais s’inscrit dans le cadre du devoir de mémoire plus que jamais nécessaire.

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